La canicule n’est plus une projection 2050. C’est maintenant.
L’urgence climatique n’est plus une incantation, une abstraction, une projection à horizon 2050 ou 2100. La canicule qui frappe actuellement l’hexagone confirme que cette urgence est désormais une réalité.
Bien qu’annoncée depuis de nombreuses années par les scientifiques et les ONG, les décideurs politiques qui se sont succédé n’ont pas su activer de réelle réponse ! La France brule et depuis des décennies nous avons regardé ailleurs.
L’urgence est donc à l’adaptation au changement climatique tout en accélérant l’atténuation. Le climat continue de se dérégler en raison des émissions globales actuelles. Il faut donc réduire au plus vite et drastiquement ces émissions. Face aux effets qui ne cessent de croitre (canicules, sécheresses, inondations) nous devons nous préparer et nous protéger. Nous devons lutter contre la cause du problème pour éviter qu’il ne s’exacerbe tout en apprenant à vivre avec ses effets visibles.
Bonne nouvelle des solutions existent : végétalisation des centres urbains, isolation des bâtiments, agroécologie pour des systèmes agricoles résilients avec de l’agroforesterie ou avec la mise en place de principe d’hydrologie régénérative par exemple (qui n’aggravent pas le problème à grand renfort d’intrants de synthèse eux même extrêmement réchauffant) etc.
Nous payons aujourd’hui des années d’inaction. L’heure n’est plus aux tergiversations ! A quelques mois des élections présidentielles et législatives, cette crise doit remettre la question de la transition écologique et solidaire au cœur des débats. Plus tard il sera trop tard.
Jean-Baptiste Poncelet, directeur du pôle Action Carbone Solidaire à la Fondation GoodPlanet.