Soyons attentifs aux emballages inutiles

Chaque année en France, 5 millions de tonnes d’emballages ménagers sont mis sur le marché.

Commençons donc par supprimer les emballages qui ne servent à rien… en achetant des produits en vrac par exemple. De plus en plus de supermarchés proposent des pâtes et des céréales sans emballages. C’est d’autant plus malin de les acheter qu’ils coûtent de 10 à 45% moins cher. Et puis supprimer les emballages alimentaires, c’est éviter de jeter 52 kg de déchets par an soit l’équivalent par exemple de 1 600 bouteilles d’eau vides !

Alors bien sûr, pour que le vrac soit intéressant du point de vue environnemental, l’approvisionnement du magasin doit être optimisé : si le supermarché remplit ses rayons de vrac avec des produits achetés à 1234 kilomètres et ramenés dans un camion au pot d’échappement fumant, le bénéfice environnemental s’affaiblit évidemment.

Nous aussi, consommateurs, devons faire attention. Pensons par exemple à ramener et réutiliser nos emballages rechargeables à chaque fois que nous nous rendons en magasin.

Une start-up promet des récompenses aux bons trieurs de bouteilles plastiques

5 février 2017 – Paris (AFP) – La start-up Yoyo veut améliorer la collecte des bouteilles plastiques et va lancer la semaine prochaine à Lyon un système de consigne à la sauce numérique, promettant des récompenses aux ménages qui trieront beaucoup de bouteilles.

C’est « une consigne 2.0 », a expliqué à l’AFP Eric Brac de la Perrière, fondateur de Yoyo, et ancien directeur général d’Eco-emballages, l’organisme qui gère les déchets d’emballages ménagers en France.

La start-up, fondée en septembre 2016, a créé une plateforme sur internet et vise principalement les quartiers des grandes villes où la collecte est actuellement peu efficace.

« Vous allez sur la plateforme et vous repérez un +coach+ à côté de chez vous (…) qui vous donne un sac », explique son fondateur. Ce référent est un commerçant, un gardien d’immeuble, etc, qui distille aussi des conseils de tri.

Une fois le sac rempli, « vous le ramenez à votre coach et vous avez des points qui vous sont crédités » et qui vous donnent droit à des bons d’achats et réductions auprès de partenaires (commerçants, cinémas, salles de spectables, club de football).

Ensuite, les sacs seront collectés et amenés directement dans un centre de recyclage.

Dans un quartier du centre de Bordeaux, où le système a été lancé en décembre dernier en partenariat avec La Poste pour la collecte, les bouteilles partent à Bayonne sur un site de recyclage opéré par Suez.

A Lyon, c’est la Métropole qui récupèrera les bouteilles ensuite traitées à Beaune. Le système y sera déployé dans le 9e arrondissement, notamment dans le quartier populaire de la Duchère.

« Cela permet d’avoir une écologie positive dans les quartiers (…) qui sont un peu abandonnés » sur ces enjeux, explique M. de la Perrière.

« Vous donnez une valeur au plastique donc les gens n’ont plus tendance à l’abandonner », ajoute-t-il.

Actuellement, seulement environ 20% des déchets plastiques sont recyclés en France, le reste allant en décharge ou à l’incinération, une piètre performance qui s’explique notamment par une collecte insuffisante ou des erreurs de tri.

Avec Yoyo « 100% de ce qui est dans le sac est recyclé », assure son fondateur. La société se rémunère elle sur la vente de la matière.

La société, qui compte le géant des déchets Veolia parmi ses actionnaires, compte se déployer dans cinq villes d’ici le mois de juin.

© AFP

Un cabas plutôt qu’un sac plastique

En 2010, nous, citoyens européens, avons utilisé en moyenne 198 sacs en plastique.

Or, ces sacs sont fabriqués à partir de pétrole, qui est une matière première non renouvelable et qui émet d’importantes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère lors de sa transformation. En clair, nous épuisons des ressources de la planète pour des sacs qu’on ne réutilisera jamais. Au final, nous jetons environ 8 milliards de sacs chaque année dans la nature européenne.

Un cabas réutilisable nous tend sa poignée ? Saisissons-là ! À partir de 4 utilisations, le cabas devient plus performant du point de vue des émissions de gaz à effet de serre qu’un sac à usage unique !

Patagonia : recycler pour s’habiller

Le plastique avec lequel sont faites la plupart des bouteilles d’eau est physiquement très proche du polyester utilisé dans le textile. La matière plastique recyclée de 3 bouteilles permet de confectionner un tee-shirt et celle de 15 bouteilles un gilet en fibre polaire. En 1993, l’entreprise américaine de vêtements de plein air Patagonia a commercialisé des vestes polaires, des sous-vêtements, des vestes de montagne et des shorts de surf fabriqués à partir de bouteilles plastiques post-consommation. Au cours des 1996 et 2008 dernières années, Patagonia a recyclé 92 millions de bouteilles plastiques.

Tickets de bus contre bouteilles plastiques

La ville la plus peuplée d’Australie, Sydney, a récemment mis en place des distributeurs automatiques qui récompensent les passants en échange de déchets recyclables tels que les bouteilles et les canettes en plastique.

Ces machines peuvent contenir entre 2 000 et 3 000 bouteilles avant d’envoyer automatiquement un message aux propriétaires des magasins pour qu’ils viennent vider la machine et envoyer le contenu au recyclage.

Cette initiative est une manière d’encourager les gens à recycler leur canettes et bouteilles car en Australie, toutes les heures, près de 15 000 bouteilles et canettes sont jetées au lieu d’être envoyées au recyclage, cela représente 58% de toutes les matières recyclables sur une base annuelle.

Jusqu’à présent, trois machines ont été installées et offrent des récompenses telles que des billets d’autobus, des bons de nourriture ou encore un don de 10 cents au groupe de charité Clean Up Australia pour les personnes qui font l’effort de recycler leurs bouteilles et canettes.

« Ce système de centenaire augmente de façon significative le recyclage, réduit les déchets et protège la faune et l’environnement contre la pollution de plastique », a déclaré la Maire de Sydney, Clover Moore.

Source : Science Alert

Construire avec du plastique pour les plus démunis

La Fondation Samarpan est une association indienne à but non lucratif, menée entièrement par des bénévoles. Ils luttent pour subvenir aux besoins des hommes, des animaux et pour restaurer l’environnement.

Le projet mené par cette association a été initié depuis 2011, mais il est toujours d’actualité et il paraît bon de vous en parler, tant l’idée est surprenante mais terriblement judicieuse.

À l’aide de bouteilles de plastique, les bénévoles de l’association sont parvenus à construire des habitats pour les sans domicile fixe et même une classe d’école !

Les bouteilles en plastiques sont récupérées dans les ordures puis remplies de sable et rebouchées. Celles-ci forment alors des briques qui résistent au froid et à la chaleur et permettent à la fois d’isoler la bâtisse et d’en constituer les murs.

Lorsqu’on sait qu’une bouteille de plastique met 400 ans en moyenne à se décomposer, voici un excellent moyen, non seulement de recycler, mais aussi de reloger et venir en aide aux plus démunis.