• Lac Ahémé, Bénin
  • Début: mars 2013
  • Durée 1.8 an(s)
  • Budget 84045

Trouver des alternatives aux pratiques traditionnelles de coupes sauvages et restaurer les ressources naturelles est une condition sine qua non d’amélioration pérenne des conditions de vie des populations.

 

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CONTEXTE

Dans la région du Lac Ahémé, au Sud-Ouest du Bénin, l’érosion est très prononcée dans la zone nord du lac et principalement au niveau des villages situés sur flancs de collines. L’érosion des sols des bassins versants et l’éboulement des berges, souvent très raides, entrainent le comblement du lac Ahémé.

Cet état de chose a favorisé la perte de fertilité des sols et une diminution sans précédent de la production halieutique et la disparition de plusieurs espèces de poisson. La population riveraine, essentiellement constituée de pêcheurs, se trouve confrontée à des problèmes économiques.

Le long du chenal d’Aho et de la lagune côtière d’Avlékété, entre les villes de Ouidah et de Cotonou, les activités humaines (utilisation des palétuviers, mise à nu des sols…) génèrent une forte pression sur la mangrove qui ne joue alors plus correctement son rôle de rempart contre la houle et les tempêtes.

OBJECTIFS

e projet prévoit la plantation de 224 000 palétuviers sur 46 hectares répartis sur les 3 zones de projet : lac Ahémé, chenal d’Aho, lagune côtière. Les bénéficiaires de ce projet (environ 4 000) sont composés des populations riveraines des villages de Kpétou, d’Avloh et d’Adounko. L’objectif des 60 ha a été modifié au début de l’année 2014 en raison de la plus forte densité de plantation nécessaire suite à des plantations tests : 46 hectares de mangroves qui à restaurer.

Le projet prévoit aussi la mise en place de mécanismes motivants permettant d’assurer la protection de la mangrove et d’améliorer les conditions de vie des populations. Il s’agit notamment de la mise en place d’activités génératrices de revenus et la plantation d’essences à croissance rapide pouvant à la fois satisfaire les besoins en bois de feu, éviter les coupes sauvages dans la mangrove et protéger les zones en pente.

L’un des principes de réussite de cette activité de reforestation est de rendre les communautés locales actrices et porteuses du projet. Dans ce cadre, la sensibilisation des populations riveraines du lac aux enjeux de la protection des ressources naturelles : mangrove, couvert végétal et stocks de poissons apparaît primordiale.

Ce volet s’inscrit dans le programme d’éducation à la conservation déjà en cours avec Eco-Bénin au niveau de certaines localités.

IMPACTS

Impacts environnementaux

  • Accroissement du couvert boisé
  • Réduction de l’érosion des sols
  • Réduction du comblement du lac Ahémé
  • Réduction de la pression des populations sur les ressources naturelles
  • Reconstitution de l’habitat des populations halieutiques
  • Lutte contre le changement climatique par le stockage de carbone

Impacts socio-économiques

  • Amélioration et diversification des revenus des populations riveraines à moyen et long termes (notamment femmes)
  • Création d’emplois saisonniers pour les populations locales
  • Création de nouvelles activités économiques : initiatives de production de bois de feu
  • Amélioration et pérennisation de l’accès aux ressources vivrières
  • Renforcement des capacités des populations riveraines en matière de préservation et reboisement des mangroves et terrains en pente dans la biomasse forestière

 

REALISATIONS

A la fin du projet, voici les différents résultats obtenus :

  • 2640 personnes ont été sensibilisées à l’importance de la mangrove dans leur environnement
  • 141 personnes ont participé à l’activité de plantation de mangroves, après avoir reçu une formation
  • 68 personnes dont 59 femmes ont bénéficié de micro-crédit pour développer des activités génératrices de revenus
  • 41,5 hectares de mangroves ont été plantés
  • 20,5 hectares de bois de feu ont été plantés
  • 498 tonnes de CO2 séquestrées par an
  • 15 planteurs ont été formés aux techniques d’élevage
  • 90 pêcheurs ont été formés en technique de réalisations de pépinières

COMPTABILITE CARBONE

GoodPlanet a assuré la supervision et l’évaluation des bénéfices du projet en termes de réduction des gaz à effet de serre. L’évaluation a été basée sur les résultats d’une étude menée par Eco-Bénin en 2011 sur la quantité de CO2 stockée par les palétuviers sur les 3 zones du projet. La collecte des données a été intensifiée dans le cadre du projet afin d’améliorer ou de confirmer ces résultats.

Une estimation de l’impact potentiel du projet en terme d’atténuation du changement climatique a été réalisée par Eco-Bénin en décembre 2012.

© FONDATION GOODPLANET © ECO BENIN

Partenaire opérationnel

    Benin Ecotourism Concern

Partenaire financier