• Kembata Alaba and Tembaro, Région des nations, Éthiopie
  • Durée 1 an(s)
  • Budget 79000

Ce projet s’inscrit dans une volonté d’améliorer les conditions de vie des familles rurales en développant des actions visant à comprendre, concevoir et expérimenter avec les acteurs locaux, de nouveaux modèles agricoles innovants facilement réplicables. Il repose sur une innovation technique et organisationnelle qui considère les structures de conservation des sols comme supports de production de biomasse et d’espèces fourragères. Cette particularité offre de multiples bénéfices comme la  protection des ressources naturelles, l’amélioration de la fertilité des sols ou encore la génération et diversification des sources de revenus.

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CONTEXTE

Le projet se situe dans la région sud de l’Ethiopie, dans les zones du  Kembatta-Tembaro et du Wolayta où plus de 85% de la population vit de l’agriculture.

La très forte densité de population (300 hab/km² en moyenne, et jusqu’à 1000 hab/km² par endroits) et le morcellement des parcelles agricoles ont pour effets de réduire la productivité agricole et d’accroître le déséquilibre entre les ressources disponibles et les besoins des familles. On parle de «famine verte » pour caractériser ces situations alimentaires  particulières.
Par ailleurs, la violence accrue des précipitations durant la saison des pluies affecte gravement la fertilité et la productivité des bassins versants. Entre l’accroissement démographique et les spécificités climatiques, amplifiées par le changement climatique, les terres sont surexploitées, abîmées et de moins en moins fertiles.

Le projet met en place des solutions adaptées et innovantes  permettant à la fois de restaurer les terres communales dégradées, mais également d’améliorer la résilience des familles très pauvres et des femmes seules.

OBJECTIFS

Le projet vise 3 objectifs complémentaires :

  1. Aider les familles paysannes à s’adapter aux changements climatiques (plus longues périodes de sécheresse, plus fortes précipitations)
  2. Augmenter et diversifier les productions agricoles afin de permettre aux familles, dont celles en situation de forte précarité, de garantir leur sécurité alimentaire
  3. Préserver les terres, la fertilité des sols, la biodiversité et d’une manière plus générale l’environnement, afin de maintenir les capacités productives des fermes familiales

IMPACTS

Impacts environnementaux

  • Réduction de l’érosion des sols et protection des parcelles agricoles
  • Réhabilitation et restauration de terres dégradées
  • Accroissement du couvert boisé (embocagement des parcelles agricoles)
  • Préservation de la biodiversité

Impacts socio-économiques

  • Amélioration et diversification des revenus des paysans
  • Renforcement de la sécurité alimentaire et réduction de
    la vulnérabilité des familles
  • Renforcement des connaissances et des compétences
    agronomiques des agriculteurs et notamment des femmes
  • Valorisation du travail et du statut des femmes

REALISATIONS

Le projet, débuté en 2006, est intervenu d’abord dans le district de Kacha Bira, puis de Damot Gale et Ofa. En 11 ans, plus de 2 300 km de structures anti-érosives ont été construites et plantées par près de 16 000 fermiers. 93% des villageois ont maintenu ces structures.

Une étude  réalisée en amont sur la répartition réelle du travail au sein des familles a démontré le rôle primordial des femmes pour une grande partie des tâches agricoles : alimentation du bétail, production de lait et fromage, production de fourrage et culture  du jardin de case. Le projet a ainsi également comme objectif la valorisation de leur travail et de leur statut à travers des actions spécifiques comme des formations adaptées à leurs besoins ou encore une assistance apportée aux  femmes seules. Les revenus supplémentaires dégagés impactent également de manière positive (autonomie et considération).

Partenaires opérationnels

    Inter Aide
    RCDBI