La vague de fraîcheur est arrivée ! Alors on sort les écharpes, les manteaux et les gros pulls qui tiennent chaud. Et qui dit gros pull dit souvent pull en laine.

Vous voulez offrir ou vous offrir un gros pull en laine bien doux, bien chaud mais aussi éthique et écologique ?

Vous avez l’impression de chercher le mouton à 5 pattes ? On vous dit tout !

Il existe plusieurs types de laine, celle qui est la plus recherchée étant la laine mérinos. C’est une matière naturelle douce, fine, très agréable à porter, qui ne gratte pas grâce à la finesse de ses fibres 3 fois plus fines que le cheveu humain. Grâce à cette finesse et au fait qu’elle soit très frisée la laine mérinos est un excellent isolant thermique. Elle tient donc plus chaud et plus longtemps. Grâce à sa texture elle a un effet antibactérien et anti-odeurs.
Il n’y a plus qu’à ajouter le discours des éleveurs qui affirment que la tonte des moutons permet de les garder en bonne santé pour comprendre que la laine mérinos est vraiment une matière douce, naturelle, saine et écologique.

Quel est le problème avec la plupart des pulls en laine mérinos ?

90 % de la laine mérinos utilisée par l’industrie textile provient de la région Océanie dont 75% d’Australie, le pays du mouton par excellence. Les moutons de ces régions sont dotés de nombreux replis de peau résultant d’un fastidieux processus de croisement afin qu’ils produisent plus de laine, ce qui les rend aussi plus sensibles à certaines maladies infectieuses. Pour y remédier, les éleveurs australiens pratiquent le mulesing : une pratique née dans les années 1930, qui consiste en l’ablation à coup de cisailles de la queue et des plis de peau autour de chez l’agneau. Le tout à vif, sans anesthésie et sans suivi médical. De nombreux pays considèrent cette pratique barbare et obsolète. Elle a été même interdite en 2018 en Nouvelle-Zélande.

Mais pas toujours facile de savoir si la laine de votre pull mérinos provient d’animaux ayant subi cette pratique. La laine produite en Australie transite par la bourse de la laine à Sydney, puis 75% de cette laine atterrit en Chine dans des ateliers de confection qui la lavent, la peignent, la filent et la teignent. Des produits chimiques sont utilisés lors de ces procédés (détergents, bains d’acides, teintures, etc.). Le tissu obtenu est envoyé au Viêt-Nam ou au Bangladesh pour être transformé en vêtements, dans des conditions sociales déplorables. Par la suite, les vêtements transitent en conteneur pendant plusieurs milliers de kilomètres jusqu’aux boutiques européennes. Il est difficile d’avoir une traçabilité.

L’impact de l’élevage intensif des moutons n’est pas négligeable non plus. Le pâturage excessif est très néfaste pour les sols et la végétation. Les traitements médicamenteux qui se retrouvent dans les déjections des moutons polluent les eaux au-delà de toutes les normes en vigueur. Et pour finir, en Nouvelle-Zélande les émissions de méthane qui proviennent des élevages de moutons représentent plus de 90% des émissions de gaz à effet de serre du pays.

Mais pas de panique, des solutions existent !

Option 1 : Choisissez une laine européenne

Le mulesing n’existe pas en Europe car cette pratique n’est tout simplement pas nécessaire : les moutons mérinos européens ont la peau lisse et même s’ils produisent moins de laine, au moins leur peau reste intacte. Des moutons plus proches, c’est aussi moins de transport. Et de meilleures conditions de travail pour les ouvriers textiles et les éleveurs.

Option 2 : Choisissez une laine labellisée bio et sans mulesing

La laine biologique répond à des standards élevés d’éco-responsabilité et de bien-être animal :
• Interdiction du mulesing,
• Zones d’élevage et de pâturage biologiques, gestion responsable des terres,
• Interdiction des traitements hormonaux, potentiellement dangereux pour les animaux et les hommes,
• Contrôle strict des produits et processus utilisés pour le nettoyage de la laine.
Des labels existent pour vous orienter vers un pull en laine mérinos éthique et écologique.

Les plus complets sont les labels spécifiques pour la laine mérinos qui garantissent une traçabilité jusqu’à la ferme ainsi que l’absence du mulesing :
RWS (Responsible Wool Standard) – le plus strict du marché
ZQ
NATIVA

Certains garantissent l’absence de mulesing, notamment les labels PETA Approved et PETA Cruelty Free mais pas le respect d’autres normes écologiques. Il y a aussi le label textiles GOTS qui est très strict et qui garantit une laine bio mais ne peut garantir l’absence de mulesing (car les normes bio australiennes n’excluent pas complètement cette pratique). Pour une laine certifiée GOTS il faut donc s’assurer qu’elle ne provienne pas d’Australie.

Option 3 : Achetons moins, consommons mieux

Préférez la qualité à la quantité. La laine est un matériau cher et noble. Porter un pull qui respecte les animaux, les humains et la terre a un coût. Mieux vaut alors n’en avoir qu’un, responsable et de qualité plutôt qu’une multitude qu’on ne portera pas souvent.
Vous allez l’aimez d’autant plus et le porterez plus souvent.
Pensez également au marché de l’occasion qui est une solution moins couteuse et grâce à laquelle vous n’encouragez pas la fabrication des nouveaux vêtements.

    Pour ne rien manquer de l'actualité du domaine

    Inscrivez-vous à la newsletter Actu du Domaine