Situé en Amazonie équatorienne, dans la province du Napo, le canton de Tena est confronté comme le reste de l’Équateur à une déforestation extrêmement rapide. Le taux de déforestation y est de 2,4%, un des taux les plus élevés de toute l’Amérique du Sud qui correspond à la disparition de près de 18 400 ha/an.
Face à l’avancée rapide du front de colonisation, à la croissance démographique et la chute des prix du café et du cacao dans les années 80, les peuples Kichwas ont délaissé leur système agroforestier traditionnel pour aller vers de la monoculture ou des associations de cultures à cycle court.
Ces modifications profondes du système de culture ont provoqué une surexploitation des ressources naturelles ayant pour conséquence la déforestation, l’érosion, l’appauvrissement des sols et une diminution de la biodiversité.
De nombreuses essences d’arbres locales sont en déclin alors mêmes qu’elles sont les ressources naturelles sur lesquelles les revenus des communautés indigènes reposent.
En conséquence, les communautés indigènes voient leurs conditions de vie se détériorer et leur sécurité alimentaire se fragiliser.