La solution est dans l’assiette !

Comprendre les enjeux

©Jeanclode

En 2015, la France a accueilli la 21ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21/CMP11). Cette Conférence Paris Climat 2015 a abouti à un nouvel accord international ambitieux sur le climat : l’objectif est de « limiter l’élévation des températures à +1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels », soit un engagement supérieur au +2°C déterminé en 2009.

Pour parvenir à cette finalité, un second objectif est fixé : « parvenir à un équilibre entre les sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine et leurs absorptions par les puits de GES au cours de la 2ème moitié du siècle ». Ici, parler d’équilibre entre émissions et absorptions ne veut malheureusement pas forcément dire adopter des politiques de réduction de l’empreinte carbone, mais laisse la porte ouverte à des technologies de séquestration et de stockage.

Pour s’assurer de la bonne progression des engagements, chaque Partie doit communiquer sur les contributions décidées au niveau national. Une progression, établie sur 5 ans, doit être visible entre chaque nouvelle contribution. Et, une stratégie nationale à long terme de développement à faible émission de GES doit également être déployée. Sur ce point, le principe des responsabilités communes mais différenciées est mis en œuvre : les pays développés doivent aller plus loin que les autres en matière d’atténuation de la hausse des températures.

Les Etats signataires, dont la France fait partie, ont jusqu’à la prochaine la Conférence des Parties pour ratifier l’accord, soit 1 an. Au moins 55 Etats, représentant au moins 55% du volume total des émissions de gaz à effet de serre, doivent le ratifier afin d’assurer son entrée en vigueur et donc de sa mise en application.

Point négatif, l’accord exclut certaines thématiques, pourtant au cœur de la problématique : comme la tarification du carbone ou encore les océans, recouvrant 70% de la planète, ne sont mentionnés à aucun moment. Au même titre que l’élevage, une industrie qui selon la FAO correspond à 14,5% des émissions de GES, et les transports. Enfin, il n’est fait aucune mention des énergies fossiles, qui sont pourtant le cœur du problème.

En savoir plus sur l’Accord de Paris

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