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Acheter, c'est voter (le cas du café) |
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Mardi, 01 Juillet 2008 00:00 |
Le café est sans conteste le produit de consommation courante le plus représentatif de la mondialisation et du commerce équitable. À partir de l’exemple de ce produit, Laure Waridel, fondatrice d’Equiterre et pionnière dans le commerce équitable et la consommation responsable au Québec, dresse un état des lieux du fonctionnement de l’économie mondiale, montrant en quoi ce système entretient et accroît les inégalités. Le rapport de force inégal entre les petits producteurs et leurs acheteurs, ainsi que la multiplication des intermédiaires de la filière-café font qu’entre le prix d’achat au paysan et le prix payé par un client, l’écart peut aller de 6 à 201 fois le prix de la récolte. Aujourd'hui, la moitié du café mondial provient de petites exploitations (moins de 5 hectares), et un cinquième de la production va aux Etats-Unis. Pour lutter contre cette fatalité des prix bas et vivre dignement, certains producteurs Mexicains se sont organisés en coopératives. Mais cela ne suffit pas. Pour que l’offre crée sa propre demande, il faut que le consommateur intègre l’idée que ses décisions d’achats ont des répercussions sur la vie d’autres personnes à l’autre bout du monde. Le commerce équitable ne se présente donc pas comme un gadget de plus, il est certes imparfait, mais doit conduire l’habitant du Nord à repenser sa manière de vivre. C’est ce que ce livre s’attache clairement à démontrer, en abordant de façon humaine l’industrie cafetière et la mondialisation.
Julien Leprovost
Acheter, c’est voter (le cas du café) par Laure Waridel Editions Ecosociété 184 pages
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Mercredi, 11 Juin 2008 00:00 |
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 Ce livre est intéressant à plus d’un titre. « L’Odyssée du climat/ Limiter le réchauffement à 2° », signé par Gaël Derive, n’est pas un ouvrage de plus sur la crise climatique et son origine. S’adressant au grand public, il est davantage un passeport pour l’action. « Oui, nous pouvons agir pour limiter le réchauffement de la planète. Mais il faut faire vite ». Dans un état des lieux, historique et scientifique, l’auteur explique le rôle des activités humaines dans le processus de réchauffement, mais les pages les plus intéressantes sont bien les chapitres consacrés aux solutions (« comment devenir un consomm’acteur climatique ») et aux réponses politiques, en France et dans le monde. Imprimé sur papier recyclé à 100 % issu du tri des déchets ménagers et avec des encres à base d’huiles végétales.160 pages – format 15 x 21 cm. Prix : 14 €.Vente en librairie, dans les magasins de produits bio, par correspondance ou sur www.terrevivante.org
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Le catalogue GoodPlanet.org, 1000 façons de consommer responsable |
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Dimanche, 01 Juin 2008 10:57 |
 Le 1er juillet 2005, Yann Arthus–Bertrand crée GoodPlanet.org, une association loi 1901 à but non lucratif, pour sensibiliser le public aux grands enjeux écologiques de notre temps et l'inciter à s'engager dans la préservation de l'environnement.
La consommation est l'un des leviers de cet engagement. C'est pourquoi Le Catalogue GoodPlanet.org regroupe des produits et des services « écologiquement corrects » soit parce qu'ils sont fabriqués dans le respect de l'environnement et de la personne, soit parce que leur utilisation est bénéfique pour l'environnement ou parce qu'ils regroupent ces deux avantages.
Pour la première fois, 1000 objets et bons gestes sont ainsi répertoriés et référencés pour consommer responsable à travers 8 chapitres :
La maison (terrassement, matériaux de construction, vitrages, revêtements de sol, produits d'entretien, crédits d'impôts liés à l'isolation…) La décoration (peintures, solvants, luminaires, tissus, recyclage des lampes…) L'équipement de la maison et du bureau (informatique, papeterie, ustensiles de cuisine…) L'argent au service de la planète (crédits, produits d'épargne solidaire) Le jardin (préparation du sol, semences, désherbage bio, piscine…) Les voyages, loisirs et transports (voyagistes, associations et guides, vêtements de sport, jouets…) La mode, la beauté et les soins (bijoux et accessoires, linge de corps, chaussures…) L'alimentation (fruits et légumes, viandes, poissons, produits laitiers, pain et céréales, vins, cafés et thés, huile, vinaigre et épices…)
Les textes ainsi que les notices et informations de ce catalogue ont été rédigés par 7 spécialistes sous la direction de Christine Coste et Olivier Milhomme, tous les deux co-rédacteurs en chef pour GoodPlanet.org aux côtés de Yann Arthus-Bertrand. Le catalogue GoodPlanet.org fut conçu dans le respect de l'environnement. Les droits d'auteurs perçus lors de la vente du catalogue seront entièrement reversés à l'association GoodPlanet.org
300 pages 25 €. 19,5 x 22 cm Éditions de La Martinière
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Livre "A qui profite le développement durable?" de Sylvie Brunel |
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Mercredi, 28 Mai 2008 15:29 |
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Dans son dernier ouvrage, « À qui profite le développement durable ? », Sylvie Brunel accuse les responsables d'ONG et d'associations écologiques (les « grands prédicateurs ») de tenir un « discours de nature religieuse, fortement influencé par la morale évangélique ». Ainsi, le développement durable serait devenu la nouvelle religion des sociétés développées affirme Sylvie Brunel. « Les grands prédicateurs se présentent comme des hommes seuls, entourés de disciples. Leur but est de rester fidèles à un intégrisme vert, aussi sourcilleux qu'intransigeant, en tout cas pour les autres, car les nécessités de leur mission font qu'eux mêmes peuvent s'en abstraire et recourir massivement à l'avion, au tout-terrain, à l'hélicoptère (...) des moyens qui ne vont pas dans le sens de leurs prêches », peut-on lire dans ce pamphlet.
Aussi, par le fait de quelques écologistes aux idées courtes ou commerciales, (l'auteur tacle aussi bien Al Gore que Gorbachtchev en passant par Arnold Schwarzenegger, Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand, autopromus grands prêtres), Sylvie Brunel regrette que le discours sur le développement durable soit trop souvent catastrophiste, simpliste sur le thème de la croissance, fondé sur des peurs infondées et, finalement, contreproductif.
Dans sa charge, l'auteure, professeur de géographie à la Sorbonne, oublie cependant que ces ONG sensibilisent et contribuent à changer les mauvais comportements de nombreux citoyens. De même, quantités d'espèces ont vu leur sort s'améliorer grâce aux actions de ces mêmes ONG, ce que Sylvie Brunel, peu avare en contradictions, reconnaît lorsqu'elle vante le « sauvetage par l'homme (en réalité par le fait d'associations) du guépard ou du cheval de Przewalski ». Au détour d'approximations scientifiques, l'auteure s'égare carrément en évoquant « ceux qui prônent la sagesse des peuples anciens et manifestent sans le savoir des relents d'eugénisme et de fascisme ».
Sylvie Brunel perd en crédibilité au fil du livre, en décrivant une vie quotidienne soumise aux diktats du développement durable. À trop vouloir dénoncer, elle oublie de souligner que le dénigrement du débat sur le développement durable sert également de nombreux intérêts de pays et de multinationales.
Dénoncer les dérives est certes une bonne idée, mais elle en fait hélas un peu trop.
À qui profite le développement durable ? par Sylvie Brunel Éditions Larousse, mai 2008 157 pages
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