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J’ai participé à un troc de fringues |
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Vendredi, 29 Janvier 2010 09:00 |
Cécile, 35 ans, Paris J'ai participé pour la première fois à un troc de fringues. C’était organisé dans le cadre du boulot, par une personne de l’association installée dans les bureaux d’à côté. Elle avait fixé le lieu de rendez-vous par e-mail, et on s’est retrouvées pendant la pause déjeuner. On était une quinzaine. Chacune avait au préalable trié son armoire, et amené des vêtements à troquer, ou à donner. On a exposé ce qu’on avait amené. En réalité, c’était plus un échange multilatéral qu’un troc entre deux personnes ! Ce que je ne pouvais pas troquer contre autre chose, je l’ai donné… et de la même façon, d’autres filles m’ont donné des choses qui me plaisaient, en échange de rien ! Ce qui n’a pas trouvé preneuse a été rassemblé par l’organisatrice, qui va l’apporter chez Emmaüs ou chez un autre organisme caritatif. Moi, je suis repartie avec une très jolie jupe, et un manteau neuf. Deux chemises et un pantalon que j’avais amenés sont repartis avec d’autres filles, et quelques autres vêtements sont partis pour Emmaüs.
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Je suis allée à Copenhague en train |
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Jeudi, 14 Janvier 2010 00:00 |
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Isabelle, 38 ans, Paris
Pour me rendre à Copenhague, je me suis directement tournée vers le train, sans envisager un autre moyen de transport. Je ne conçois pas de me déplacer en Europe en avion, à cause de l’impact écologique du transport aérien sur des courtes distances. Et pour le bus, je trouve que ça manque un peu de confort pour de longs trajets. J’ai donc pris le TGV entre Paris et Cologne, puis un train couchettes de nuit jusqu’à Copenhague. C’était particulièrement pratique parce que ça m’a permis de ne pas perdre de journée : je suis partie à 17h30 de Paris, et arrivée à 10h00 le lendemain matin en plein centre de Copenhague. Même chose au retour. J’ai payé 300 euros environ l’aller-retour. J’ai appris par la suite que c’était le double du trajet en avion, ce qui est invraisemblable. Mais bon, ça n’aurait pas suffit à me faire changer d’avis ! Je préfère le train. Pour moi, c’est le vrai voyage : on traverse les pays, leurs campagnes, leurs villes... On sent vraiment le parfum de l’étranger. Pour aller à Copenhague, j’ai traversé cinq pays ! On peut lire, travailler, contempler, ou rêver qu’on va encore plus loin. Je ressens une grande liberté en train. En avion, je n’ai pas cette sensation-là. J’ai le sentiment de sauter en espace pressurisé et artificiel d’un lieu à l’autre, d’un continent à l’autre. Au retour, je me suis retrouvée avec un journaliste et des négociateurs de la conférence. On a parlé tout le trajet, pris le petit déj’ ensemble à Cologne, c’était très sympa. Ils m’ont raconté qu’ils avaient dû faire le forcing auprès de leur organisation pour faire le trajet en train. Pour certains, l’argument écologique ne suffisant pas à convaincre, ils ont dû faussement prétendre qu’ils avaient peur de l’avion ! Pour assister à un colloque sur le climat, c’est incroyable…
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Je participe à un compost collectif dans mon immeuble en plein Paris |
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Vendredi, 08 Janvier 2010 10:24 |
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Renée, 78 ans, Paris
J’habite le 107 depuis 1987. C’est une résidence qui comprend 500 appartements dans 9 bâtiments de 13 étages. Depuis longtemps, il existe une association de locataires très active, à laquelle participe une centaine de personnes, et qui organise par exemple la galette des rois, le repas des voisins, des projections de films… Et puis un jour, à une réunion de l’association, Jean-Jacques* a proposé : « Et si on faisait un compost ? ». Et c’est comme ça que ça a commencé ! Il a mis un mot dans les boîtes à lettres pour inviter les personnes intéressées à se manifester. 25 personnes ont réagi. Il y a eu une réunion de présentation, où on nous a remis un bio-seau à chacun. Ensuite, il y a eu une deuxième réunion avec une biologiste qui nous a donné des conseils pratiques pour réussir le compost. Elle a aussi apporté un microscope pour montrer à tout le monde les petites bêtes à l’œuvre dans le compost, jusqu’au lombric, en nous expliquant le rôle de chacune. C’était passionnant !
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Je ne me déplace qu’en vélo |
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Lundi, 04 Janvier 2010 13:46 |
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Rosita, 27 ans, Copenhague (Danemark) / Paris
Je ne me déplace qu'en vélo. C’est complètement naturel pour moi, je ne conçois même pas de faire autrement ! Ici à Copenhague, quand tu habites en ville, c’est normal de ne pas avoir de voiture. Dans ma famille, il n’y a pas de voiture. Ma grand-mère a 86 ans, elle fait toujours ses courses en vélo ! C’est une question de culture. Je n’y réfléchis pas, on m’a appris comme ça, c’est un héritage ! Ici, le vélo est un moyen de transport au même titre que la voiture ou le bus. À une époque, je travaillais au centre ville, et je croisais tous les matins le Ministre des Finances à vélo ! Ça fait vraiment partie de l’éducation : à l’école, vers 6 ou 7 ans, on apprend la sécurité routière à vélo. Il y a une formation et un test d’aptitude, organisé avec la Mairie et la police. Je me souviens que je m’étais entraînée pour le test, le week-end d’avant, avec ma mère !
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