

| Devenir un consommateur équitable |
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| Mardi, 19 Mai 2009 13:16 |
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On est d’accord pour réduire l’écart entre les pays riches et pauvres. Mais encore faut-il ne pas se perdre dans l’offre dite équitable. Elle repose sur des principes et des filières partiellement établies, à décrypter pour consommer en connaissance de cause. ![]() Le commerce équitable, une utopie ? Et non : la communauté internationale reconnaît son rôle dans le développement des pays les plus pauvres. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a conclu que ces initiatives, parce qu’elles n’imposent aucune forme de protectionnisme, ne constituaient aucune entrave à la libéralisation des marchés. Alors, dans cette organisation mondiale, quel rôle, nous simples consomm’acteurs, avons-nous à jouer ?
Deux points majeurs, sur lesquels toutes les organisations s’accordent, sont au cœur du sujet. Un revenu minimum est garanti d’une part, par contrat, au producteur, avec un prix de base supérieur aux cours, un respect des délais de paiement et la prise en compte du taux de change. Une prime de développement, d’autre part, lui est versée et permet d’investir dans la création d’hôpitaux, d’écoles... Quatre mouvements ont relevé cet ambitieux défi: - La « Fairtrade labelling organization » (Flo), qui regroupe plusieurs organisations certificatrices, dont Max Havelaar France. - La Fédération internationale des organisations du commerce équitable (Wfto, anciennement Ifat) - Le réseau Efta d’importateurs européens de produits équitables pour magasins alternatifs, comme Solidar’Monde. - Le réseau News des boutiques du monde européennes, comme Artisans du monde ou Artisanat SEL Pour le consommateur, une explication s’impose. A quelles portes frapper ? « Il n’y a pas une recette unique de commerce équitable », reconnaît Guilhem Papelard, de l’association Equi’Sol. Le consommateur peut en effet trouver de l'équitable partout. Mais deux grandes filières se distinguent, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. D’un côté, la filière labellisée. Presque toutes les grandes et moyennes surfaces (Champion, Monoprix, Shopi, Casino, Auchan…) proposent des marques garanties par Flo-Max Havelaar. Et elles se sont engouffrées dans ce créneau en créant leurs propres marques de distributeurs équitables. Le système Flo-Max Havelaar n’est rentable qu’à certaines conditions, dont un volume d’échanges significatif et un nombre limité de phases de transformation du produit. Plus la chaîne de production est courte, moins la certification coûte cher. D’où leur présence en grande distribution. De l’autre côté, les boutiques spécialisées, pionnières du mouvement et formant la filière intégrée : Artisans du Monde, Biocoop, La Vie Claire, Naturalia, Alter Mundi, Satoriz… Une multitude d’associations, PME, marques et autres sociétés ont poussé comme des champignons depuis les années 90. Chacune établit sa propre charte, avec ses propres critères, et se rallie ou non à la grande distribution. Depuis l’essor d’Internet, mêmes des sites spécifiques complètent l’offre, comme Alterafrica, EquiTerre, Voice-tm, Modetic, Andines, Ekitabl… On ne peut, finalement, lister tous les acteurs. Certaines marques accordent plus d’importance aux critères environnementaux et ont créé leur propre label. C’est le cas du logo BioEquitable, qui dans sa charte reconnaît les produits issus à la fois d’un commerce valorisant le travail des producteurs, mais aussi issus de l’agriculture biologique. Ou encore du label Main dans la main, créé par la société Rapunzel, qui s’attache à l’écologie et à des échanges loyaux. ![]() Quant à l’association à but non lucratif Minga, elle ne restreint pas le commerce équitable à la définition établie par la Commission nationale (échanges Nord/Sud). Elle travaille aussi à la reconnaissance des échanges Nord/Nord. Pour quels produits ? Le consommateur dispose donc d’un large choix de magasins. Une fois poussée la porte, reste à connaître l’étendue des produits. Café, chocolat et thé ne sont en effet pas les seuls produits à pouvoir être équitables ! Il existe aujourd’hui une multitude de marques pour le café (Malongo, Lobodis…), le thé (Alter Eco, les Jardins de Gaïa, Tea Sinensis…)… mais le gourmand trouvera aussi du miel, du riz, du quinoa ou des jus de fruits. Choisissez autant que faire se peut des produits bio (logo AB, certification Ecocert), pour limiter l’impact de produits souvent exotiques, donc lointains, sur l’environnement. La marque Les Jardins de Gaïa propose des thés à la fois équitables, bio, et une centaine de saveurs différentes ! Alter Eco a lancé un chocolat équitable, bio et « compensé en CO2 » - et bon, accessoirement.
Pour le reste, un flou persiste encore : la déco, le mobilier et l’artisanat ne disposent d’aucun label. Mais c’est déjà suffisant pour convaincre de soutenir les pays du Sud ! Payer un peu plus cher… pour quel impact ? Selon Agronomes et vétérinaires sans frontières (Avsf, co-fondateur de Max Havelaar France en 1993), un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros, en 2007 a permis à Flo d’améliorer la situation de 632 organisations de producteurs et de travailleurs dans 60 pays de l’hémisphère Sud, soit plus d’un million et demi de producteurs et leurs familles. ![]() Ces fonds ont permis le maintien des familles en milieu rural (donc moins de déplacements, c'est à dire moins de déforestation), grâce à leurs revenus plus stable dans le temps, et à une diversification progressive de l’économie familiale (capacité d’investissement et de gestion des risques). « Et si les paysans restent à travailler leur parcelle, les sols deviennent plus fertiles. Leurs capacités productives sont maintenues, et donc le développement de la région », assure Jean-Jacques Boutrou, directeur général de l’Association des vétérinaires et des agronomes sans frontières. Les organisations de producteurs deviennent des acteurs économiques et politiques plus forts, reconnus au niveau national. Pour l’association de producteurs de mangue Apromalpi, au Nord du Pérou, les volumes commercialisés ont augmenté de 238% en 2006, par rapport à 2002, d’après l’AVSF. « En Bolivie, la fédération des agriculteurs de café est un interlocuteur privilégié du ministère de l’agriculture », ajoute Jean-Jacques Boutrou. Sur de faibles volumes, le surcoût pour le consommateur est de 10% en moyenne. Grâce à l’introduction dans la grande distribution, il peut être réduit à 2%. Les marques baissent la plupart du temps leurs marges, si elles veulent proposer les produits à des prix raisonnables. Le producteur voit alors son revenu augmenter de 30 à 40%, par rapport aux commerces traditionnels et, en cas de chute des cours, de 200% ! Les limites du commerce équitable Les résultats sont prometteurs. Mais aucun organisme certificateur public n’existe à ce jour. C’est-à-dire que n’importe quelle organisation a le droit de lancer son propre « label » avec sa propre charte, ajoutant un logo au nœud déjà existant et dont le consommateur peut difficilement se dépêtrer. En France, une Commission nationale du commerce équitable a été créée en 2005. Son but est d’harmoniser les critères des produits équitables. Mais ses membres ne se sont jamais réunis. « La balle est dans le camp des pouvoirs publics », lance Guilhem Papelard, de l’association Equi’Sol. Par ailleurs, l’offre en commerce équitable n’est pas encore bien structurée. « C’est la rançon du succès », explique Jean-Jacques Boutrou. Avec notamment l’arrivée des marques de distributeurs équitables (vendues à un prix inférieur), le consommateur peut s’interroger sur sa contribution à changer le système de commerce international. La participation croissante des acteurs dominants de l’agro-industrie devrait s’accompagner, en amont, d’une sélection beaucoup plus exigeante des entreprises et des intermédiaires. Or, la demande augmente, et avec elle, « les volumes sont très importants, les délais à respecter parfois trop courts, alors certaines phases de la certification sont bâclées », remarque M. Boutrou. D’autre part, la forte demande tend à mettre en concurrence une agriculture de plantation, c’est-à-dire une entreprise avec une grosse main-d’œuvre, des salariés, une surface importante… et une agriculture familiale, pour laquelle le respect d’une charte de commerce équitable est plus complexe. « C’est ce qu’on a observé avec les bananes de République dominicaine, par exemple », note Jean-Jacques Boutrou. Les cultures de plantation mobilisent fortement les ressources naturelles du milieu, notamment l’eau et la terre, et leur impact sur l’environnement est donc plus important que celui des agricultures familiales. Ce n’est pas tout. La labellisation de ces plantations ne se justifie pas forcément, car elle ne permet pas toujours de répondre réellement aux enjeux de lutte contre la pauvreté et d’autonomisation des populations rurales défavorisées. L’essor d’un commerce alternatif reste affaire de compromis. Certes, plus qu’une recherche de qualité, l’achat équitable reste, dans les boutiques du monde, un acte militant et politisé. Mais à quoi serait-il réduit sans la commercialisation dans la grande distribution ? Aujourd’hui, les deux tiers des ventes des produits équitables se font en grande surface. Pour plus d’informations : La quinzaine du commerce équitable est à mi-parcours, et le consommateur curieux trouvera son bonheur parmi les nombreux moyens qui s’offrent à lui pour l’informer (disponibles sur le site Ushuaïa). La très claire étude de la Plate-forme du commerce équitable (association de représentation des acteurs du commerce équitable en France depuis 1997), Memento 2008, qui compare différents systèmes de garantie : http://www.commercequitable.org/ Fédération Artisans du Monde : http://www.artisansdumonde.org/ Association des vétérinaires et agronomes sans frontières (qui a mis en ligne son étude d’impact du commerce équitable sur des coopératives de petits producteurs) : http://www.avsf.org/ Association Minga : http://www.minga.net/ Organisation mondiale du commerce équitable Wfto : http://www.wfto.com/ Association BioEquitable : http://www.bioequitable.com/ Association Max Havelaar France : http://www.maxhavelaarfrance.org/
Par Diana Semaska |
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Nombreux sont ceux qui ont perdu ce gout à la vie simple car tout est à notre portée... je vous invite à profiter des petits bonheurs qui peuvent remplir une vie sans avoir besoin d'un portefeuille plein ! Ainsi nous devons arrêter de croire tout ce que les médias disent et réfléchir nous mêmes à nos actions. Il n'est pas nécessaire d'acheter ou équitable quand le paysan voisin peut nous fournir !!!
Il est si facile de critiquer... Soyons réalistes. Nous n'avons pas le pouvoir de tout changer. Mais le peu que nous pouvons faire, il faut le faire. Et pour cela, s'engager tout entier, dans des démarches équitables et écologiques. Consacrer son métier à cela, changer son mode de vie pour cela. C'est la meilleure manière d'obtenir des résultats, de montrer un nouveau chemin.
Cet enfant que tu ne verra jamais devient son "parrain" ce sera plus intelligent.Il te te le rendra plus tard.
SANS revolution PHILOSOPHIQUE pour passer d'une culture de l'avoir à une culture de l'etre...les virages resteront des soumissions courtisanes et non des choix libres et en conscience ...c'est quand qu'on parle VRAI ????