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L'horloge à l'eau qui n'est pas une clepsydre |
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Mardi, 28 Octobre 2008 15:10 |
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On la voit sur nombre de sites marchands proposé au prix de 25€. Il s’agit d’une horloge de 149 grammes dont on nous dit qu’elle fonctionne à l’eau. Pour autant, il ne s’agit pas d’une clepsydre. Deux électrodes plongées dans l’eau provoque une réaction électrochimique. Il suffit de changer l’eau tous les deux à trois mois. Mais ce qu’on oublie de dire est que la batterie à l’eau doit être changée tous les deux ans, comme une vulgaire pile non rechargeable. Le tout viendrait de Chine. Par ailleurs, l’objet est composé de matières plastiques, de composants électroniques et d’un écran à cristaux liquides, tout à fait classiques et pas particulièrement écologiques, et dont on nous dit qu’ils ne sont pas recyclés mais seulement recyclables.
Cette horloge-réveil est à ranger dans la catégorie « gadgets inutiles ». Adoptez plutôt un réveil mécanique ou mettez une pile rechargeable dans votre réveil.
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Le mag GEO et son papier FSC: peut mieux faire... |
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Mardi, 30 Septembre 2008 15:15 |
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Le magazine GEO est désormais imprimé sur un papier labellisé FSC (avec le numéro d’octobre 2008). Ce dont se vante Jean-Luc Marty, son rédacteur en chef en parlant de « grande première » et d’une « politique sur le long terme » : « Un magazine tel que le nôtre, engagé dès sa création dans la défense de l’environnement, devait accorder ses principes éditoriaux avec son produit ». Il était temps. Un peu partout dans le monde, d’autres magazines avaient déjà franchi le pas, et GEO est plutôt un retardataire. On suggèrera à l’éditeur de GEO d’opter aussi pour des encres sur base végétale, de renoncer au pelliculage de ses couvertures qui complique le recycle du papier (autrefois GEO n’était pas pelliculé), et de s’intéresser au devenir de ses invendus.
On l’oublie, mais la distribution de la presse via les marchands de journaux est l’occasion d’un immense gâchis : près d’un exemplaire sur deux n’est pas vendu et est destiné à être détruit sans avoir été lu. Ce qui donne en 2007 un tirage total de 434 712 exemplaires pour une diffusion payée totale de 333 897 exemplaires. Le bouillon (1) dépasse 100 000 exemplaires. Quel autre secteur industriel peut se vanter d’atteindre un tel niveau de gaspillage ? Mais il est difficile pour un éditeur de presse d’imaginer que son produit sera un jour un déchet.
De leur côté, les abonnés reçoivent leur magazine GEO sous film plastique. Et les prospects sont inondés de mailings papivores dont l’immense majorité part à la poubelle, tandis que la régie publicitaire du titre met en avant son lectorat de cadres surconsommateurs. Enfin, on ajoutera que le magazine GEO est imprimé en Allemagne.
Alors pas de félicitations pour ce groupe de presse à l’excellente santé financière mais les encouragements du jury. Comme on dit d’un élève qui a des marges de progression: « peut mieux faire ».
(1) Bouillon : Ensemble des invendus d'une publication (différence entre le tirage, nombre d'exemplaires imprimés, et la diffusion, nombre d'exemplaires vendus). Prendre un bouillon, aller au bouillon, signifie que le journal ne va pas bien. (source : CLEMI)
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La nouvelle twingo : 165 g de CO2/km et 200 € de malus |
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Mardi, 23 Septembre 2008 15:21 |
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Renault s’est distingué récemment en lançant un nouveau modèle : un 4x4 baptisé Koleos qui affiche des émissions de 191 à 237 g/km de CO2, selon les motorisations. Et se distingue encore si l’on en croit l’article de Jean-Michel Norman, « La nouvelle Twingo joue au bolide », dans le Monde du 23 septembre 2008. Lors de son lancement, toutes les motorisations des nouvelles Twingo – le plus petit véhicule dans la gamme du constructeur automobile – affichaient des émissions de CO2 inférieures ou égales à 140 g/km. Ce n’est plus le cas avec la version RS « Renault Sport » (sic) et ses 165 g/km, qui écope d’un malus de 200 €. Tout dans le descriptif du constructeur comme dans l’article du journaliste du Monde relève du pousse-au-crime du point de vue de l’écologique comme de la sécurité routière. Voici un florilège.
Ce que dit Renault : • « Twingo Renault Sport, c’est un plaisir accessible, à vivre au quotidien ». • « Les ailes avant et arrière élargies, les bavolets profilés et le bacquet aérodynamique accentuent son caractère racé et sportif ». • « Le tempérament rageur de la mécanique prend corps à travers la sonorité spécifiquement travaillée du moteur. »
Ce que dit le journaliste : • « L’arrivée (…) de la version RS (pour Renault Sport) tombe à point nommé pour donner un peu de piment à la sage Twingo ». • « Ce modèle, présenté comme une petite boule de nerfs, affiche une présentation extérieure dynamisée ». • « Au point qu’en ville on se plaît à rouler les fenêtres entrouvertes pour ne rien perdre des vocalises qui montent dès que l’on chatouille l’accélérateur ». • « Ce joujou (…) destiné à célébrer une forme de vitalité automobile ».
Avec la Twingo RS, on a la pollution, le bruit, et un bolide conçu pour ne pas respecter le code de la route avec une accélération de 0 à 100 km/h en 8,7 secondes.
Félicitons Renault, le constructeur qui « s’engage à faire des choix stratégiques et commerciaux en faveur de l’équilibre écologique ». Et ne craint pas de se contredire.
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Le jambon naturel selon Herta |
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Lundi, 28 Avril 2008 14:59 |
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La gamme Tendre Noix de la marque Herta (groupe Nestlé), affiche sans complexes le slogan "100% Naturel" sur plusieurs jambons commercialisés en grandes et moyennes surfaces. Mais qu'est-ce qu'un jambon « naturel » lorsque celui-ci n'est pas bio ?
L'argumentaire Herta (informations disponibles sur le site internet de la marque) : Tendre Noix vous propose une recette unique de jambon " 100% Naturel* " : Cette recette vous garantit : - des ingrédients d’origine naturelle - une conservation naturelle - une recette sans arôme artificiel - et des noix de jambon entières : les meilleurs morceaux du jambon. *Ingrédients d'origine naturelle « 100% Naturel*», de la sélection des matières premières … Comme pour tous les produits Herta, la sélection des matières premières respecte les contraintes de la charte « Herta s’engage » : sélection et contrôle des fournisseurs selon un cahier des charges strict, dont le respect est vérifié par un organisme indépendant (Véritas). … Au procédé de fabrication… Herta s’engage à respecter un procédé de fabrication rigoureux pour son jambon « 100% Naturel*» à chaque étape de sa préparation, en utilisant exclusivement des ingrédients naturels, sans aucun élément d’origine chimique. … jusqu’à la conservation. La conservation du jambon Tendre Noix à l’Etouffée « 100% Naturel* » est elle aussi naturelle, assurée par des bouillons de légumes. La réalité : -> Dans la réalité aucune garantie claire n'est donnée. La marque affirme s'engager selon un cahier des charges "strict" que l'on ne trouve cependant nulle part, ni sur l'emballage du produit, ni sur le site. -> Aucune information concernant les conditions d'élevages et le « bien être animal » n'est donnée (le slogan « 100% naturel » pourrait prêter à confusion et laisser penser que les animaux sont élevés en plein air...). -> Aucun engagement non plus vis-à-vis de l’utilisation de polyphosphates dans le jambon, hormis pour la gamme Knacki. En résumé, malgré le slogan « 100% naturel » cher à Herta, choisissez plutôt des produits issus de l'agriculture biologique.
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