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Raid monte le moustique-tigre en épingle |
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Vendredi, 04 Septembre 2009 08:47 |
Difficile pour un moustique de résister à l’appel de la fenêtre ouverte lors des nuits chaudes... Difficile également de dormir avec un bourdonnement dans l’oreille. Au lieu de passer la majorité de la nuit une pantoufle à la main, faites fuir l’importun avec des odeurs naturelles refroidissant ses ardeurs : une coupelle remplie d’huile essentielle de citronnelle, de romarin, d’eucalyptus, un citron coupé en deux ou encore un pot de géranium (en fleurs). Sans oublier la moustiquaire (non trouée). Sauf si vous y êtes allergique, ces produits ont peu de risques pour la santé et pour l’environnement.
En revanche, les pyréthrynoïdes de synthèse contenus dans les insecticides classiques sont des perturbateurs endocriniens, qu’il est fortement déconseillé d’ingérer ou de humer selon les fabricants eux-mêmes. Inutile, donc, de s’encombrer de Raid night & day de SC Johnson France.
Le fabricant d’insecticides n’hésite pas à vanter son antimoustique, censé protéger contre les moustiques tigres. Non seulement la marque fait de cette espèce une bête terrible qui a l'audace de passer les frontières européennes : « insecte très résistant, connu pour ses piqûres douloureuses, qui étend ses zones de colonisation au-delà de ses frontières d’origine, s’attaque au territoire français après avoir surpris nos voisins italiens et nos compatriotes réunionnais ».
Mais en plus, la publicité insiste sur la douleur causée par le chikungunya, soulignant les « très fortes douleurs articulaires, clouant le malade au lit ». En revanche, pas une seule ligne sur l’importance du risque de tomber malade en métropole. « En France le moustique tigre n’a pas encore fait de victimes », lit-on simplement dans le dossier de presse. Sous-entendu : pas pour longtemps. Le risque d’attraper le chikungunya en France métropolitaine existe-t-il ? Oui, selon l’Institut national de veille sanitaire. En effet, l’un de ses vecteurs – le fameux moustique tigre - , vit depuis 2004 dans le Midi de la France : originaire d’Asie tropicale, Aedes albopictus tolère bien les climats tempérés. Mais pour qu’il puisse le transmettre à un habitant sain de métropole, encore faut-il qu’il transporte le virus ! Pour cela, il doit avoir piqué une personne qui porte elle-même le virus depuis quatre jours maximum. En France métropolitaine, environ 200 personnes ont importé le virus de l’étranger. Un échantillon relativement petit, donc.
Mais jusqu’à présent, aucun cas de chikungunya contracté en métropole n’a été relevé (voir le site de l’Institut français de veille sanitaire.)
On peut toujours imaginer qu’un touriste infecté à la Réunion la veille de son retour en métropole transmette à son arrivée le virus à un moustique tigre, lequel va piquer illico un métropolitain innocent. C’est possible... En théorie. Mais toute théorie ne justifie pas de s’encombrer d’un produit de synthèse « dangereux » (dixit la marque elle-même sur son site ) dont la durée de vie n’excède pas 10 jours, au prix de 8 euros le diffuseur.
En vous contentant des quelques gouttes de citronnelle dans la soucoupe, vous dormirez les fenêtres ouvertes, à l’abri de la majorité des tigres. Par Diana Semaska
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Le rasoir Bic Eco-lutions se grime en vert |
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Vendredi, 19 Juin 2009 12:47 |
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 Avec son manche vert forêt et un emballage mangé par les 3 lettres fashion du moment (e, c, o pour les profanes), le rasoir Ecolutions de Bic attire l’œil. D’après ce dernier, il s’agirait d’un rasoir jetable écologique. La conception de son manche a nécessité 5 années de recherche. Mise à part sa jolie couleur (issue d’encres végétales), qu’a-t-il d’écolo, ce rasoir jetable ? Prenons le mot jetable, justement. Une vie de rasage quotidien signifie une montagne de déchets. Bic vend chaque jour environ 11 millions de rasoirs jetables dans le monde, tous manches confondus (source : planetoscope.com). En effet, le petit Bic Ecolutions n’est pas recyclable…et finit donc à l’incinérateur comme tout déchet ordinaire, rejoignant par la même occasion ses comparses pas verts du tout et les bombes de mousse à raser. La marque met bien en avant le bioplastique de son manche, « d’origine renouvelable ». Moins, l’origine de celui-ci, à savoir du maïs américain « probablement OGM » selon Bic, transformé en bioplastique aux Etats-Unis. Du maïs qui consomme de l’eau, des pesticides et des carburants pour son transport. En outre, le fameux bioplastique partira avec la tête du rasoir dans la poubelle classique, puisque non seulement le manche n'est pas amovible, mais en plus ni la tête ni le manche ne sont recyclables. En effet, les lames sont en acier tout ce qu’il y a de plus classique. Enfin, Bic travaille avec le cabinet de conseil Climate Mundi pour compenser ses émissions de CO2. L'entreprise participe en effet à un programme de construction de 10 000 fours de cuisson par an en Erythrée. C'est tout à son honneur, mais cela ne rend pas le rasoir jetable, moins jetable. Pour résumer, le Bic Eco-lutions est de couleur verte, fabriqué à partir de maïs et doit être jeté après une poignée d’utilisations. Et le paquet de 4 rasoirs coûte 3,15 euros - qui est dans la même gamme de prix que les rasoirs jetables. Sans vouloir couper le poil en quatre, c’est peu pour être qualifié d’écologique. En revanche, le très viril coupe-chou des barbiers est tout ce qu’il y a de plus durable (hein Clint ?). Si vous avez du temps devant vous (une demi-heure de rasage tous les matins), de la dextérité et l’envie d’investir dans une lanière de cuir sur laquelle aiguiser votre arme, n’hésitez pas ! Il vous faudra mettre au moins 60 euros dans cet objet qui durera toute votre vie. A notre avis, le meilleur rapport qualité/prix/temps/environnement reste le rasoir de sécurité classique de nos parents , à une ou deux lames. Il vaut certes plus cher : environ 30 euros en moyenne. Mais il peut durer de nombreuses années et même se transmettre de génération en génération. Par Diana Semaska
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L'aspirateur Eco Blue Compact de Samsung, beaucoup de bruit pour rien |
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Lundi, 20 Avril 2009 16:52 |
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« L'aspirateur Eco Blue Compact (réf. SC6216) de Samsung est silencieux et pour une capacité d'aspiration optimale (1600 W) équivalent à une puissance de 2200 W. Il permet ainsi d'économiser 30% d'énergie ! ». L’argumentaire laisse pantois. « Ultra-silencieux », cet aspirateur et ses 69 décibels ? Non, plutôt moins bruyant que certains de ses congénères. La puissance du moteur électrique (1 600 watts) est annoncée comme une économie, alors que de nombreuses références d’aspirateurs affichent 1 400 watts (par exemple des modèles sans sac proposé par la marque Dyson) voire 1 200 ou 1 000 watts de puissance nominale, avec à la clé des performances en terme d’aspiration tout à fait honorables. A fin de comparaison, l’aspirateur Eco Blue affiche une dépression de 30 Kpa et un débit d’air de 42 dm3/s. http://www.samsung.com/fr/microsite/ecoblue/?pid=fr_landingaspi_kv_ecoblue Par Olivier Milhomme
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Le Chat ECO Efficacité, la lessive qui s’écoblanchit |
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Mercredi, 04 Mars 2009 18:11 |
 Le Chat ECO Efficacité, la nouvelle lessive mise sur le marché par le groupe Henkel (www.lechatecoefficacite.fr) a tout de l’antiproduit. Premièrement, le produit qui se qualifie de « lessive écologique » n’affiche pas l’Ecolabel européen indiquant des produits qui polluent moins et sont plus respectueux de l’environnement. Deuxièmement, ce n’est pas parce que cette lessive est annoncée comme entièrement d’origine végétale qu’elle ne pollue pas et qu’elle est entièrement biodégradable. Troisièmement, l’huile de palme utilisée (sans précision d’origine) la rend suspecte. Quatrièmement, la publicité qui en est faîte prend le consommateur pour un imbécile. « L'écologie, c'est le moment d'en parler moins et d'en faire plus » proclament les affiches. Par exemple, ne commercialiser que la version concentrée « Eco-pack » de cette lessive (un flacon de 1,5 litre intègre du PET recyclé) et non la version « classique », en bidon de 3 litres, sachant que chacune permet de faire le même nombre de lavages (25 lavages). L’Eco-pack n’est d’ailleurs que rarement mis en avant sur les visuels publicitaires. Henkel pourrait faire plus d'écologie et en parler moins... Olivier Milhomme
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