Conférence sur le livre « Une mer sans poissons »
Mardi 7 avril, à l’occasion de la sortie du livre « Une mer sans poissons » de Philippe Cury, l’Agence Française de Développement a proposé une conférence avec l’auteur. Durant celle-ci, ce dernier a récapitulé la situation catastrophique des ressources halieutiques qu’on ne détaillera pas ici (pour ceux que ça intéresse, voyez sur goodplanet.info et l’article précédent sur ce même blog).
77 % des stocks de poissons sont surexploités ou épuisés. La faute à la puissance des flottes de pêche et à la croyance longtemps entretenue que les réserves de poissons étaient illimitées. Pour Cury, la pêche est la chasse aquatique, mais elle se fait avec des moyens industriels et destructeurs tel que le chalut, qui en raquant le fond marin détruit les écosystèmes. À terme, il faut domestiquer les océans selon lui, disposer de réserver et limiter les capacités de pêche. La pêche industrielle peut être interdite ou réduite, voire remplacée par une pêche qui deviendrait récréative.
Parmi les idées intéressantes entendues lors une question à propos de l’usage de la spiruline comme solution au problème posé par l’aquaculture, à savoir le besoin de pêcher pour nourrir les poissons d’élevage. Une idée à suivre.
Autre point soulevé qui aurait mérité plus de détails, le coût de la pêche. Ainsi, d’après les chiffres donnés par la Wold Bank, la surexploitation ferait perdre 51 milliards de dollars aux gens qui en vivent et les subventions couteraient près de 35 milliards de dollars aux différents pays. Dommage que lors de la conférence l’argument économique, notament celui du prix réel du poisson, n’ait pas été abordé, car un prix plus élevé pourrait dissuader les consommateurs. Peut être ces interrogations trouvent leur réponse dans le livre…


