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Buzz, Green, Web2.0 les mots interdits en 2010

Green, 2.0, buzz, blogueurs influents voilà bien des termes qui commencent à se faire vieux, et je pense qu’il est temps de les renouveler.

Nombreux sont les moments où j’ai pu entendre sortir de la bouche de certains ce genre de termes. Ça me rappelle l’époque où on entendait partout « multimédia ». Les génies du marketing savaient nous en faire avaler à toutes les sauces, dont voici quelques exemples :

  • ordinateur multimédia : pc vendu avec un simple lecteur de cd-rom
  • kit multimédia : une paire d’enceintes
  • écran multimédia : moniteur équipé d’une sortie son intégré
  • souris multimédia : souris équipé de plus de deux boutons

Et j’en passe et des meilleurs. Aujourd’hui, c’est autour de ces quelques termes du monde de l’Internet, cité plus haut, que les médias, les connaisseurs et les « wannabe a technophile », nous assènent à longueur de journée. A en croire certains, aujourd’hui un ordinateur est green parce qu’il intègre une fonction arrêt automatique du disque dur (fonctionnalité proposée pour la première fois par IBM dans le milieu des années 90). Le temps passe mais les mauvaises habitudes perdurent malheureusement.  Il est facile de dénigrer me direz-vous? Et bien, je propose quelques alternatives, ou de simples mise au point, sur ces termes que tout le monde utilise à tord et à travers.

Green/Vert : La nature n’est pas Green, elle est trop riche pour être réduite à une seul couleur. D’ailleurs, un ordinateur n’est pas par nature Green, puisque sa fabrication rejette dans l’atmosphère près d’une tonne de CO2 (elle se fait le plus souvent, si ce n’est systématiquement, en Chine où la principale source d’énergie est le charbon). Et quand bien même sa fabrication se ferait sans certains produits toxiques, elle produit toujours des effets négatifs sur l’environnement (si l’on considère son cycle de vie complet).
Pour revenir aux substances que contiennent nos précieuses machines : arsenic, mercure, PBB et PBDE (pour les retardateurs de flamme bromé), chromium (dangereux pour l’ADN), béryllium (cancérigène : poumon et peau), etc.). Plutôt sympathique comme mixture.
Je propose à la place d’informatique green, l’informatique consciente.
Je m’explique : sans entrer dans un débat philosophique, si j’ai conscience que mes activités personnelles et professionnelles ont un impact négatif sur l’environnement et l’être humain, tout comme mes choix technologiques, alors je me dois de tout faire pour changer cela, dans la mesure de ce qui m’est permis de faire. Donc il s’agit ici de favoriser et de valoriser des actions (les miennes ou celles des autres acteurs de l’industrie) qui tendent vers un mieux (d’un point de vue environnemental et social) et qui ne constituent finalement, qu’une étape vers un monde totalement conscient.

2.0 : Aujourd’hui et depuis quelques années déjà, nous sommes dans le web2.0. Cependant, je tiens à rappeler ce qu’englobe ce terme. Il s’agit de présenter l’évolution des pratiques du web, comme on présenterait la nouvelle version d’un logiciel informatique. Donc, en 2.0, le web se veut social. On échange, on enrichit, on fabule, on critique,…Finalement tout ce que nous faisions avec l’Internet dans les années 90. Sauf, qu’à présent, c’est plus simple. En outre, l’utilisation du web sort du monde des informaticiens pour se banaliser.
L’étape suivante, qui pointe le bout de son nez :
le web² (prononcez web squared). Il s’agit ici du web qui sort de l’écran de l’ordinateur ou du PDA et qui, comme un fleuve qui viendrai se jeter dans la mer (no comment, merci), inonde notre vie réelle via des objets de la vie courante (réfrigérateur, téléviseur, micro-onde, système d’éclairage, pass-navigo, jouet pour enfants, etc…). Ici le monde du web, rejoint celui de la domotique, qui connait lui aussi une révolution et que nous nommons l’Internet des objets (paramétrés, j’expliquerai dans un prochain billet pourquoi j’utilise cet adjectif).

Blogueurs influents : cette expression est insupportable car elle est, pour moi, assimilable à People, Star, et autre terme creux inventé par le clan de la « Glam Bling Bling Now Generation de la Night ». Je préfère plutôt parler de personne ou groupe de personnes influent(es) du web. Cette expression sonne moins plastique et éphémère.

Buzz : ce terme est à présent usé. D’ailleurs, à force de l’utiliser, pour tout et pour rien, il est tombé dans la catégorie citée plus haut. En outre, il n’est pas assez précis pour pouvoir être utile dans la pratique. Un buzz est un évènement médiatique, destiné à faire du bruit. A cela s’ajoute le fait que le Buzz reste enfermé dans le « Online ». L’objectif n’est pas d’influencer durablement mais plutôt de provoquer un pic d’audience. On pourrait dire qu’un Buzz est un évènement aussi pérenne et localisé que la neige au sommet du Kilimandjaro au printemps (encore une blague d’écolo)…Blague à part et pour paraphraser Vincent Ducrey, le Buzz c’est le bruit soudain. Et pour ce qui est des pratiques destinées à faire changer les usages ou les mentalités? Utilisez l’Influence. Pour provoquer le changement, il est nécessaire d’agir par une action (brutale ou diffuse) qui sera ensuite, réajustée suivants les retours que l’on pourrait avoir de la part de la ou des communauté(s) visée(s). Il s’agit ici d’échanger avec les communautés, de tisser des liens forts, d’écouter, de proposer. L’Influence peut être « Online » ou « Offline » ou les deux: comprenez qu’elle arrive à nous via l’Internet tel que nous le connaissons actuellement, mais peut concerner les autres médias (TV, presse écrite, etc…). Après réflexion, on peut dire que l’Influence, c’est un peu « du marketing traditionnel mis à la sauce web2 et multicanal ».

Si nous faisons le point sur ce billet, nous avons deux alternatives (à Green et Blogueur Influent) et deux mises au points (sur Web2.0 et Buzz). Moi qui était parti pour ne proposer que de nouvelles expressions, c’est pas terrible. D’autant que finalement, Buzz, Green et Web2.0 ont toujours leur place. Un blogueur influent peut être une personne facilement identifiable ou un simple avatar genre « NinjaCommando95″ : difficile donc de parler de personnes dans ce cas. Et si finalement tout cela n’était que de la masturbation cérébrale 2.0 destinée à faire un buzz dans le but de conquérir le monde et de devenir un jour moi aussi un blogueur influant spécialiste en GreenIT ?

Article initialement publié sur http://serenityreport.wordpress.com

Pour l’anniversaire du massacre de Tiananmen, la Chine coupe l’accès à Twitter, WordPress, FlickR, Hotmail…

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Pour le 20ème anniversaire du massacre de Tiananmen, ce 4 juin 2009, le gouvernement chinois, a commencé à bloquer l’accès depuis son territoire à un certain nombre de site internet.

Les sites internet suivant sont par ex. inaccessibles par les internautes chinois : Twitter, Flickr, Bing (le nouveau moteur de recherche de Micro$oft), Hotmail, Blogger (la plateforme de blog de Google), YouTube (bloqué depuis mars dernier…comme quoi négocier avec les diactures ne mène à rien), WordPress… Ce ne sont que des exemples disont visible, car il faut savoir qu’il existe plus de 6000 forums affiliés à des écoles et des universités qui sont également bloqués, lorsque l’on tente d’y accéder depuis la chine. D’ailleur le gouvernement chinois, ne communique pas de liste des sites “non approuvé”, ainsi il devient difficile de connaitre exactement combien de sites internet sont bloqués.

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Il existe cependant des outils en ligne vous permettant de constater en temps réel l’accessibilité d’un site internet selon le pays de l’internaut via HerdicWeb. WebsitePulse propose une page spéciale “Great Firewall Chinois” . Un jour peut-être une page spécial “Grand PareFeu Français”?

Heureusement, il existe des sites comme LostLaoWait.com, qui explique comment contourner ce parefeu géant. Malgré tout cela reste assez technique (il faut passer par un VPN) et peu destiné au public (sans parler de la perte de vitesse de la connexion non-censurée, une fois cette dernière établie)

Le plus trite dans cette affaire, c’est que la grande majorité des jeunes chinois ignorent tout de ce qui s’est passé le 4 juin 1989 sur la place Tiananmen et ce grâce aux efforts continus du gouvernement, comme quoi on a beau dire, quand les gens ne réagissent pas, les choses peuvent vraiment aller plus mal.

Est-ce qu’un tel cas peut se produire en France ?  Pour ce qui est du “Great Firewall” à la française, filtrant l’Internet que nous voyons et surveillant nos faits et gestes, nous y venons, et pour ce qui est de la dissimulation et la désinformation, nous y sommes depuis très longtemps.

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