Articles avec le tag ‘Climat’
Des esclaves énergétiques réflexions sur le changement climatique
L’Histoire, la morale, l’énergie, le travail et le climat
Des esclaves énergétiques réflexions sur le changement climatique de Jean-François Mouhot établit des parallèles très intéressants pour tenter de dégager une éthique face aux problèmes du climat et de l’énergie. Même s’il s’agit avant tout d’un essai historique le livre permet de se questionner sur certains aspects éthiques pertinents de la crise écologique.
En direct de Poznan : dimanche
La question me titillait avant de partir : est-ce que les 8500 décideurs réunis ici se reposent le dimanche ? On pourrait imaginer le repos du guerrier du climat, négociateur épuisé par une première semaine de conférences, side-events et discussions informelles dans les couloirs. Il profiterait d’une journée pour faire le point sur les avancées obtenues, les efforts à fournir encore, et la situation de ses adversaires. Il appellerait sa femme, et lui dirait qu’il s’épuise à essayer de sauver la planète, que c’est dur mais que ça vaut le coup.
Hé bien oui et non. Effectivement, la COP est fermée : ni side events, ni négociations. En revanche, des événements parallèles sont organisés et permettent de continuer à travailler, même le dimanche. Lire la suite de cette entrée »
En direct de Poznan : samedi
Première journée complète. C’est la première que j’assiste à un événement de cette ampleur. Me voici donc au milieu de tous ces cycles de conférences, décideurs, lobbyings, ONG, journalistes… D’ailleurs, en qualité de quoi interviens-je durant ces 4 jours ? Suis-je le chargé de comm’ d’Action Carbone ou le reporter de GoodPlanet ? Certainement un peu de chacun. En tout cas, il y a du travail pour les deux ! Mais avant d’expliquer cela, débrief de la journée. Lire la suite de cette entrée »
Dongtan, venise du XXIIe siècle ?
La Chine a un projet de ville écologique qui doit voir le jour en 2010 à l’occasion de l’Exposition universelle de Shanghaï. Le nom de la ville : Dongtan, située au nord de Shanghaï et à l’extrémité orientale de Chongming, une grande île, à l’embouchure du fleuve Bleu. Au début, la ville construite au milieu des marais comptera entre 50 000 et 80 000 habitants et en 2040, 500 000 individus devraient y habiter, selon ses promoteurs. Altitude et point culminant de la ville : 4,2 mètres au dessus du niveau moyen de la mer. Le sol de cette ville « durable » est constitué d’alluvions, essentiellement du sable, apporté par le fleuve et rebattu par la mer. Selon le site www.dongtan.biz/english/, les atterrissements –l’avancée de la terre sur la mer– représentent 140 mètres par an à cet endroit, mais en sera-t-il toujours ainsi, d’autant que le barrage des Trois-Gorges bloque une partie des alluvions du fleuve Bleu (Yangtsé ou Yangzi Jiang) ? Peut-on construire une ville durable au niveau de la mer quand le IVe rapport du GIEC indiquait en 2007 que le niveau moyen des mers pourrait monter de 19 à 58 cm avant la fin du siècle, que nombre de scientifiques au vu d’études sur des microfossiles et de données récentes sur l’évolution de la calotte groenlandaise avancent désormais des chiffres plus élevés de 1 à 1,6 m avant 2100 ? Les Chinois et autres promoteurs de villes durables en bord de mer sont-ils convaincus des l’existence d’un réchauffement climatique potentiellement catastrophique ou sont-ils au contraire si optimistes sur nos chances de réduire radicalement nos émissions de gaz à effet de serre à brève échéance qu’ils prennent le risque de construire sur des terrains inondables ? Malheureusement, ni l’un, ni l’autre. Juste l’imprévoyance, l’indifférence, l’inconséquence habituelles.


