George Monbiot ou l’appel à la révolution climatique

Aujourd’hui les officiels s’enlisent à Copenhague, pourtant le contre-sommet d u KlimaForum, reste vivant et prépare déjà la suite de l’échec probable de demain. Georges Monbiot, célèbre éditorialiste au Guardian, auteur et activiste,  a donné cette après-midi un magnifique exemple de démocratie participative devant une assemblée de 300 personnes. 4 questions ont été posées 1. Quel est l’état des négociations ? 2. Voulons-nous qu’elles réussissent ou qu’elles échouent (James Hansen appelle à un échec) ? 3. A quoi ressemblerait un BON accord ? 4. Si échec il y a, quel accord souhaitons-nous dans les années à venir ? Le public était là très vif, des réactions en cascade, des questions de fond, des idées révolutionnaires parfois même utopiques sont sorties de terre. Monbiot a demandé que l’on laisse les ressources fossiles dans le sol et que l’on crée un moratoire sur l’extraction du pétrole et du charbon ; qu’un fond mondial soit créé pour compenser les pertes économiques qu’une telle initiative génèrerait et qui soit également utilisé pour des alternatives énergétiques ;  une avocate internationale a introduit l’idée d’une déclaration universelle des droits de la Terre, contraignante comme l’est devenue celle des droits de l’homme. La public a aussi appellé à ce que les lobbies industriels soient à l’avenir exclus du centre des négociations lors des prochains sommets; que l’on revoit les CDM qui ne fonctionnent pas, etc.

Même si demain les états ne signeront peut-être pas un accord – ce que d’ailleurs personne ne souhaite vraiment car celui-ci serait trop faible – les citoyens deviendront les acteurs du changement, la présence massive des militants lors de ces forums et dans le monde l’a prouvé.

C.

Baroud d’honneur

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Copenhague, la neige tombe sans jamais rester… Est ce là une métaphore des négociations sur le climat ? Beaucoup de bruit pour rien ? Déjà que l’optimisme était loin d’être de rigueur avant le début du sommet, la situation ne semble pas progresser.

En 10 jours de sommet, la ville est passée du statut de ville « touristique »,  capitale écolo à celle de ville sous siège. La présence policière est devenue plus que visible, avant on ne voyait que deux policiers de-ci delà dans le centre, on croise désormais des fourgonnettes entières à tout moment. Le Bella Center s’est transformé en place forte dans laquelle les ONG n’ont presque plus le droit de citer. Finies les longues files d’attente pour rentrer ou être accréditer, fermé l’espace dédiée aux ONG, à la place une station de métro fermée, un ordon policier renforcé. Les organisateurs semblent avoir été dépassés. La société civile semble avoir été évincé. Allez ouste circulez, vous n’avez plus rien à voir. Et, aujourd’hui même, des manifestants sont venus pour tenter de pénétrer dans l’enceinte du centre, et ont butté sur le cordon de policiers.

Maintenant, la possibilité d’un accord dépend de négociations politiques obscures dans lesquelles les intervenants renvoient des signaux contradictoires. Mais parmi, les observateurs, peu se montrent optimistes : blocage des négociations, blocs antagonistes, déclarations pessimistes…  autant d’éléments négatifs qui participent aussi à ce jeu diplomatique où tous les acteurs tentent de tirer la couverture vers leurs intérêts propres. Mais qu’en restera-t-il vendredi ?

Laisser le pétrole là ou il est !

Au KlimaForum cette après-midi, présentation de l’initiative Yasuni-ITT dans l’une des régions du monde les plus convoitées pour ses réserves de pétrole. Cette région d’Amazonie, en plein coeur du parc national du Yasuni en Equateur, peuplée de communautés indigènes, doit être préservée. C’est pourquoi, le gouvernement équatorien, a lancé l’initiative afin de conserver coûte que coûte le pétrole brut dans son sol. Il faudra cependant trouver des fonds pour compenser les dividendes que l’extraction de l’équivalent de 846 millions de barils rapporterait au pays. Cela dit, Carlos Larrea, Professeur d’économie en Equateur, a expliqué que préserver les écosystèmes de cette région rapporterait de toutes façons plus que l’extraction de son sous-sol. Cette initiative est unique au monde, elle appelle au soutien de tous pour qu’elle soit un succès. Espérons que le gouvernement équatorien qui a de nombreuses fois déjà pactisé avec les grands industriels du pétrole et leur a concédé de nombreux droits d’exploitation par ailleurs, maintiendra ses promesses pour cette région au moins. Plus d’information sur www.yasuni-itt.gov.ec

Cécile

Photographies de James Balog

Presentation des travaux de James Balog à la DFI lundi soir.

James Balog est un photographe américain du National Geographic. Il a eu l’ingénieuse idée de coller bout à bout les images de glaciers de l’hémisphère nord (Groenland, Islande, Alaska, etc) déclenchées à intervalle régulier par une boîte automatique. Et le résultat est édifiant ! La fonte massive des glaciers devient une évidence criante. 3 minutes suffisent à convaincre qu’en 3 ans, les glaciers ont perdus des centaines de mètres. Vous pouvez voir ce travail sur Extreme Ice Survey http://www.extremeicesurvey.org/

Cécile

COP15 – 15/12 Y neige !!!

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COP15 – 14/12 questions-réponses à Al Gore qui nous a fait l’honneur de sa présence à la DFI

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