Archive pour la catégorie ‘Coup de gueule’

Comment réagir face à un climato-sceptique

Une vidéo à l’humour un peu trash pour vous montrer comment réagir de façon non-violente face à un climato-sceptique qui vous balance l’argument des récentes et importantes chutes neige pour affirmer que le changement climatique n’existe pas.

Politesse ecolo

L’article de Terra éco est drôlement décevant !

Je réagis vivement à l’article paru dans Terra Eco publié le 28 mai 2009 intitulé « Yann Arthus-Bertrand, 6 milliards d’autres et lui et lui et lui » car il a soulevé en moi un certain nombre de questions sur le professionnalisme de certains journalistes et même un peu de révolte. Ce portrait au vitriol au style de presse « people » où l’on cherche à tout prix à ternir l’image d’une personne est méchant et malhonnête. Pourquoi donc Terra Eco – jeune journal papier (et internet depuis des années) à l’avenir prometteur – a sombré dans ce travers là ? Je me le demande et ma déception est grande. La journaliste que nous avons pourtant accueillie pendant deux jours à l’agence s’est contentée de publier un article incomplet, partial, non documenté, faux pour certains points et ringard. Ras-le-bol de lire toujours les mêmes histoires d’hélicos, des rapprochements avec l’industrie, de couleur politique.

Ce magazine à vocation écologiste et innovante (c’est ce que je croyais du moins) aurait mieux à faire, au contraire, et servir de vecteur à une réflexion sur les actions que nous devons mener ensemble dans un esprit constructif et non pas dénoncer à tout prix un homme qui – comme nous tous – a ses défauts et ses qualités.

Nous n’avons plus le temps aujourd’hui de nous gargariser de critiques, de dénonciations, de jugements. Nous n’avons pas le temps non plus de fustiger Yann AB qui, avec son équipe, aura le modeste mérite le 5 juin 2009 d’envoyer un message planétaire (dans 126 territoires, en 33 langues, sur 65 chaînes de télévision et des milliers d’écrans de cinéma) sur le crash écologique, sur la fonte de nos glaciers alpins, du Groenland et de pans de la péninsule ouest de l’Antarctique, sur le pillage de nos ressources finies et le mur contre lequel nous fonçons à toute allure aujourd’hui. Le film, à peine évoqué dans cet article, aborde les menaces environnementales qui ont fait apparaître des limites physiques que l’homme ne pourra plus franchir, si nous n’agissons pas tous très vite.

Terra Eco se trompe là de débat, si débat encore y a-t-il dans cet article qui n’apporte rien de nouveau, qui manque d’analyse et me parait bien vide… .

Certains politiques, des acteurs économiques, des scientifiques, ainsi que des personnalités comme YAB ou Nicolas Hulot participent aujourd’hui à la réflexion et aux efforts de sensibilisation et font avancer la machine. Plûtot que de l’alimenter d’idées stériles et aussi de la ralentir, les journalistes devraient aussi s’inscrire dans cette démarche, sans bien sûr verser dans l’angélisme béat.

Le temps presse. Terra Eco devrait aussi s’inscrire très vite dans cette démarche. Et en cela, ce magazine aura une vraie plus-value.

Nous resterons sur Terre : un film documentaire vide

Au cours de ma vie d’adulte cinéphile, il m’est arrivé deux fois de sortir d’une salle de cinéma : il y a 4 ans, lors de la représentation du film « Irréversible » avec Vincent Cassel et Monica Belluci, film d’une rare violence, et dimanche dernier lors de la séance « Nous resterons sur terre ».

Ce documentaire aborde des sujets sur les changements climatiques, l’extinction des espèces, le pillage des ressources, l’urbanisation, etc. Jusque là, rien de criticable, sauf que « Nous resterons sur Terre » est un documentaire vide… . Je me réjouissais d’écouter parler James Lovelock et Edgar Morin sur ces thèmes cruciaux et d’entendre leurs analyses approfondies, or voilà que leur interviews sont complètement hachées par de très longues séquences d’images sans cohérence, barrées par une musique omniprésente et rugissante.
Dans le synopsis du film, on peut lire « Ce film, chacun la liberté d’évaluer le degré d’urgence sur une seule certitude : Nous resterons sur Terre ». Au contraire, ce film est une soupe écologique servie de manière brute à un public qui connait l’urgence mais a désormais besoin de clefs pour réfléchir et non de clips vidéos sans aucun intérêt. Quel dommage aussi de se servir de grands noms comme Morin, Lovelock, et Gorbatchov aussi pour promouvoir une si mauvaise œuvre. C’est contre-productif et cela dessert complètement la cause écologique.

Le brûlot anti-PEFC de Fabrice Nicolino

Nous parlions l’autre jour du travail qu’effectue Fabrice Nicolino sur France Nature Environnement. Dans le cadre de la restitution de ses recherches, il a publié aujourd’hui sur son blog Planète sans visa un véritable pamphlet anti-PEFC, très documenté et imparable.

Ce qu’il dénonce est révoltant. En détaillant les affinités entre les executive boards du PEFC, de ses certificateurs et de ses partenaires, on comprend que ces collusions sont dangereuses. Mais l’auteur termine en prenant l’exemple de forêts de Tasmanie. Et là très sincèrement, on ne peut que reprendre le message tel quel :

« La Tasmanie, île proche de l’Australie, compte quelques forêts primaires parmi les plus belles du monde. Des arbres hauts de plus de 100 mètres et vieux de quatre siècles protègent un monde auquel nous devons tout. Le dernier des écologistes devrait être prêt à l’action la plus vive pour les préserver.

Des entreprises forestières se sont pourtant attaquées, ces dernières années, à cet héritage sacré. Après tronçonnage des arbres-cathédrales, passage d’hélicos et largage de napalm – comme au Vietnam – pour cramer les souches et laisser la place à des plantations d’eucalyptus Lire la suite de cette entrée »

Des hélicos et des 4×4

Note : Alex travaille avec l’équipe d’Action Carbone pour un stage de 5 mois. Il tient régulièrement une rubrique pour raconter son intégration dans l’équipe et ses ressentis par rapport à l’association.
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Alors, je suis chez vous depuis un mois, et je fais toujours des découvertes.

J’administre la boîte courriel contact d’Action Carbone, et je reçois quelquefois des emails qui m’étonnent un peu : la semaine dernière, deux emails provenant d’organisations qui voulaient compenser leurs émissions de GES (gaz à effet de serre dans le jargon Action Carbone), un d’une boîte qui offre des vols en hélicoptère et l’autre d’un club des 4×4. Ma réponse intuitive aurait été de dire « jetez-les ! ». Mais, bien entendu, cela n’est pas possible (je crois que Jeremy aurait eu quelque chose à me dire autrement)… Lire la suite de cette entrée »

Surproduction alimentaire et faim dans le monde

En 2008, on compte 963 millions de personnes sous-alimentées dans le monde.

En 2008, la production mondiale de céréales a atteint 2,24 milliards de tonnes soit 312 kilos de céréales par personne.

Deux records et un paradoxe quand on sait que pour nourrir un être humain, il faut l’équivalent de 200 kilos de céréales. Lire la suite de cette entrée »

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