Archive pour la catégorie ‘Actus’
Project Kaisei
Voici un projet pour le moins original! Afin de lutter contre la pollution des déchets plastiques dans l’océan Pacifique, notamment avec le tristement célèbre 7ème continent de plastique grand comme la France qui existe au large de la Californie, l’ONG Project Kaisei organise une campagne de don sur Facebook. Elle tourne autour d’un concept inédit : un poisson rouge, nommé Kai, sera filmé en direct pendant 30 jours du 10 mai au 10 juin.
L’ONG Project Kaisei, composée de scientifiques et de passionnés de la mer, s’est donnée pour mission d’étudier ce « vortex de plastique » pour trouver des solutions.Cette collecte de dons servira à financer leur prochaine expédition.
· L’opération se déroule à l’adresse suivante : http://on.fb.me/savekainow
· Vous pouvez trouver toutes les informations relatives à la campagne sur ce lien : http://pitch.pe/144478
· La vidéo de lancement est également disponible à cette url : http://youtu.be/TFpHp0qvnU0
Questionnaire sur la perception du tsunami au Japon
Bonjour, voici un questionnaire réalisé par des chercheurs sur les perception du désastre au Japon:
Nous sommes des chercheurs en sciences sociales de l’université de Reims Champagne-Ardenne et de l’université Paris Descartes. Nous nous intéressons à la façon dont les gens perçoivent l’actualité.
Une fois le questionnaire complété vous aurez la possibilité de nous laisser une adresse mail (facultatif) pour obtenir un rapport des résultats, lorsque ces derniers auront été traités
Pourquoi j’ai soutenu la candidature du Qatar comme pays organisateur de la Coupe du Monde de football en 2022 ?
Voici le communiqué officiel de Yann, suite aux réactions qu’a suscitées l’annonce de son soutien au Qatar pour l’organisation de la coupe du monde de football de 2022
Parce que ce que j’ai compris, et qui m’a intéressé, c’est que, pour la première fois, un événement sportif mondial se donne pour objectif la neutralité carbone, et parce que cela se fera au Qatar, précisément le pays qui a aujourd’hui la plus forte empreinte écologique par habitant du monde.
Cet objectif sera atteint notamment grâce à 3 éléments : l’énergie utilisée proviendra de panneaux photovoltaïques, les voyages en avion effectués par les spectateurs venus au Qatar seront compensés carbone et la proximité des différents stades permettra de limiter les déplacements ; la candidature du Qatar se présente ainsi de façon plus favorable en termes d’environnement que les autres candidatures. Mais il faut ajouter aussi que les stades ont été conçus pour être démontables, de façon à pouvoir être réinstallés dans des pays en voie de développement ne bénéficiant pas de tels équipements sportifs et cette idée me plait.Ce qui m’intéresse, et c’est dans cet esprit que travaille ma fondation, GoodPlanet, ce n’est pas seulement de dénoncer les situations critiquables, malheureusement trop nombreuses, mais surtout de faire connaitre ce qui fait progresser les choses ; on a besoin d’innovation, de créativité ; et ce sont les bonnes initiatives qui font évoluer les esprits et les pratiques.
Or la Coupe du monde de football se tiendra pour la 1ère fois dans cette partie du monde, où la préoccupation environnementale n’est pas le premier souci ; cela ne pourra qu’y faire avancer la conscience écologique.
Voilà tout simplement pourquoi j’ai soutenu ce projet, que je trouvais intéressant ; j’espère ne pas m’être trompé.*******
Faut-il dire enfin qu’évidemment je n’ai pas touché un sou pour avoir exprimé mon soutien dans cette vidéo ?
Quant au film « Home », pour lequel j’ai travaillé pendant 3 ans sans percevoir aucune rémunération, l’aide de la Fondation du Qatar et d’Al Jazeera a permis sa traduction en arabe et sa diffusion dans tous les Pays du Golfe, permettant ainsi qu’il soit vu au total par 400 millions de personnes dans le monde.Yann Arthus-Bertrand
Photos du picnic 10:10
Merci à tous d’être venus vendredi dernier lors du 1er Picnic 10:10, ce fut pour nous l’occasion de vous rencontrer et de discuter autour de notre projet.
Un prochain rendez vous sera organisé rapidement, nous vous tenons informés bien évidement.
En attendant voici quelques photos de vendredi dernier.
Buzz, Green, Web2.0 les mots interdits en 2010
Green, 2.0, buzz, blogueurs influents voilà bien des termes qui commencent à se faire vieux, et je pense qu’il est temps de les renouveler.
Nombreux sont les moments où j’ai pu entendre sortir de la bouche de certains ce genre de termes. Ça me rappelle l’époque où on entendait partout « multimédia ». Les génies du marketing savaient nous en faire avaler à toutes les sauces, dont voici quelques exemples :
- ordinateur multimédia : pc vendu avec un simple lecteur de cd-rom
- kit multimédia : une paire d’enceintes
- écran multimédia : moniteur équipé d’une sortie son intégré
- souris multimédia : souris équipé de plus de deux boutons
Et j’en passe et des meilleurs. Aujourd’hui, c’est autour de ces quelques termes du monde de l’Internet, cité plus haut, que les médias, les connaisseurs et les « wannabe a technophile », nous assènent à longueur de journée. A en croire certains, aujourd’hui un ordinateur est green parce qu’il intègre une fonction arrêt automatique du disque dur (fonctionnalité proposée pour la première fois par IBM dans le milieu des années 90). Le temps passe mais les mauvaises habitudes perdurent malheureusement. Il est facile de dénigrer me direz-vous? Et bien, je propose quelques alternatives, ou de simples mise au point, sur ces termes que tout le monde utilise à tord et à travers.
Green/Vert : La nature n’est pas Green, elle est trop riche pour être réduite à une seul couleur. D’ailleurs, un ordinateur n’est pas par nature Green, puisque sa fabrication rejette dans l’atmosphère près d’une tonne de CO2 (elle se fait le plus souvent, si ce n’est systématiquement, en Chine où la principale source d’énergie est le charbon). Et quand bien même sa fabrication se ferait sans certains produits toxiques, elle produit toujours des effets négatifs sur l’environnement (si l’on considère son cycle de vie complet).
Pour revenir aux substances que contiennent nos précieuses machines : arsenic, mercure, PBB et PBDE (pour les retardateurs de flamme bromé), chromium (dangereux pour l’ADN), béryllium (cancérigène : poumon et peau), etc.). Plutôt sympathique comme mixture.
Je propose à la place d’informatique green, l’informatique consciente.
Je m’explique : sans entrer dans un débat philosophique, si j’ai conscience que mes activités personnelles et professionnelles ont un impact négatif sur l’environnement et l’être humain, tout comme mes choix technologiques, alors je me dois de tout faire pour changer cela, dans la mesure de ce qui m’est permis de faire. Donc il s’agit ici de favoriser et de valoriser des actions (les miennes ou celles des autres acteurs de l’industrie) qui tendent vers un mieux (d’un point de vue environnemental et social) et qui ne constituent finalement, qu’une étape vers un monde totalement conscient.
2.0 : Aujourd’hui et depuis quelques années déjà, nous sommes dans le web2.0. Cependant, je tiens à rappeler ce qu’englobe ce terme. Il s’agit de présenter l’évolution des pratiques du web, comme on présenterait la nouvelle version d’un logiciel informatique. Donc, en 2.0, le web se veut social. On échange, on enrichit, on fabule, on critique,…Finalement tout ce que nous faisions avec l’Internet dans les années 90. Sauf, qu’à présent, c’est plus simple. En outre, l’utilisation du web sort du monde des informaticiens pour se banaliser.
L’étape suivante, qui pointe le bout de son nez : le web² (prononcez web squared). Il s’agit ici du web qui sort de l’écran de l’ordinateur ou du PDA et qui, comme un fleuve qui viendrai se jeter dans la mer (no comment, merci), inonde notre vie réelle via des objets de la vie courante (réfrigérateur, téléviseur, micro-onde, système d’éclairage, pass-navigo, jouet pour enfants, etc…). Ici le monde du web, rejoint celui de la domotique, qui connait lui aussi une révolution et que nous nommons l’Internet des objets (paramétrés, j’expliquerai dans un prochain billet pourquoi j’utilise cet adjectif).
Blogueurs influents : cette expression est insupportable car elle est, pour moi, assimilable à People, Star, et autre terme creux inventé par le clan de la « Glam Bling Bling Now Generation de la Night ». Je préfère plutôt parler de personne ou groupe de personnes influent(es) du web. Cette expression sonne moins plastique et éphémère.
Buzz : ce terme est à présent usé. D’ailleurs, à force de l’utiliser, pour tout et pour rien, il est tombé dans la catégorie citée plus haut. En outre, il n’est pas assez précis pour pouvoir être utile dans la pratique. Un buzz est un évènement médiatique, destiné à faire du bruit. A cela s’ajoute le fait que le Buzz reste enfermé dans le « Online ». L’objectif n’est pas d’influencer durablement mais plutôt de provoquer un pic d’audience. On pourrait dire qu’un Buzz est un évènement aussi pérenne et localisé que la neige au sommet du Kilimandjaro au printemps (encore une blague d’écolo)…Blague à part et pour paraphraser Vincent Ducrey, le Buzz c’est le bruit soudain. Et pour ce qui est des pratiques destinées à faire changer les usages ou les mentalités? Utilisez l’Influence. Pour provoquer le changement, il est nécessaire d’agir par une action (brutale ou diffuse) qui sera ensuite, réajustée suivants les retours que l’on pourrait avoir de la part de la ou des communauté(s) visée(s). Il s’agit ici d’échanger avec les communautés, de tisser des liens forts, d’écouter, de proposer. L’Influence peut être « Online » ou « Offline » ou les deux: comprenez qu’elle arrive à nous via l’Internet tel que nous le connaissons actuellement, mais peut concerner les autres médias (TV, presse écrite, etc…). Après réflexion, on peut dire que l’Influence, c’est un peu « du marketing traditionnel mis à la sauce web2 et multicanal ».
Si nous faisons le point sur ce billet, nous avons deux alternatives (à Green et Blogueur Influent) et deux mises au points (sur Web2.0 et Buzz). Moi qui était parti pour ne proposer que de nouvelles expressions, c’est pas terrible. D’autant que finalement, Buzz, Green et Web2.0 ont toujours leur place. Un blogueur influent peut être une personne facilement identifiable ou un simple avatar genre « NinjaCommando95″ : difficile donc de parler de personnes dans ce cas. Et si finalement tout cela n’était que de la masturbation cérébrale 2.0 destinée à faire un buzz dans le but de conquérir le monde et de devenir un jour moi aussi un blogueur influant spécialiste en GreenIT ?
Article initialement publié sur http://serenityreport.wordpress.com
George Monbiot ou l’appel à la révolution climatique
Aujourd’hui les officiels s’enlisent à Copenhague, pourtant le contre-sommet d u KlimaForum, reste vivant et prépare déjà la suite de l’échec probable de demain. Georges Monbiot, célèbre éditorialiste au Guardian, auteur et activiste, a donné cette après-midi un magnifique exemple de démocratie participative devant une assemblée de 300 personnes. 4 questions ont été posées 1. Quel est l’état des négociations ? 2. Voulons-nous qu’elles réussissent ou qu’elles échouent (James Hansen appelle à un échec) ? 3. A quoi ressemblerait un BON accord ? 4. Si échec il y a, quel accord souhaitons-nous dans les années à venir ? Le public était là très vif, des réactions en cascade, des questions de fond, des idées révolutionnaires parfois même utopiques sont sorties de terre. Monbiot a demandé que l’on laisse les ressources fossiles dans le sol et que l’on crée un moratoire sur l’extraction du pétrole et du charbon ; qu’un fond mondial soit créé pour compenser les pertes économiques qu’une telle initiative génèrerait et qui soit également utilisé pour des alternatives énergétiques ; une avocate internationale a introduit l’idée d’une déclaration universelle des droits de la Terre, contraignante comme l’est devenue celle des droits de l’homme. La public a aussi appellé à ce que les lobbies industriels soient à l’avenir exclus du centre des négociations lors des prochains sommets; que l’on revoit les CDM qui ne fonctionnent pas, etc.
Même si demain les états ne signeront peut-être pas un accord – ce que d’ailleurs personne ne souhaite vraiment car celui-ci serait trop faible – les citoyens deviendront les acteurs du changement, la présence massive des militants lors de ces forums et dans le monde l’a prouvé.
C.















