Etiquetage carbone : et le jus d’orange alors ?
En tant que consommateurs, nous suivons attentivement les initiatives d’étiquetage carbone, une pratique encore nouvelle en France mais qui se généralise dans d’autres pays. Il s’agit de mesurer l’impact environnemental (à travers le prisme du carbone) d’un produit sur tout sa durée de vie : fabrication, transport, utilisation, recyclage…
Ces derniers mois, plusieurs chaînes de grandes surfaces se sont lancées dans l’aventure. Casino, bien sûr, qui a développé un système d’étiquetage sur plus de 3 000 de ses produits. Autre initative, un magasin Leclerc-pilote affiche le bilan carbone de ses courses sur le ticket de caisse.
Ce qu’on aime vraiment beaucoup, c’est quand une marque réalise cette étude pour ses propres produits. Timberland, Tesco, Patagonia… Plusieurs grandes entreprises jouent la transparence : information claire pour le consommateur, inclusion du facteur environnemental dans la décision d’achat, petit bonus « responsable » pour l’entreprise… Très bien.
PepsiCo vient de réaliser, avec le cabinet CarbonTrust, une étude sur le jus d’orange Tropicana.
Bilan : une bouteille de 2 litres de Tropicana génère 1,7 kilos équivalent CO2. Difficile de comparer avec d’autres produits de manière objective (toute chose étant égale par aileurs), donc on évitera de tomber dans les écueils « par rapport à un paquet de chips ou un litrte d’essence » : la seule comparaison pertinente c’est par rapport à un autre jus d’orange !
60% des émissions proviennent de la production du jus :
- agriculture, notamment engrais et transports
- traitement (gaz, électricité…)
Ensuite vient l’emballage (15%) et la distribution (22%). Le reste, c’est le consommateur !
Cette (bonne) pratique devrait se généraliser en France, où c’est une mesure phare du Grenelle de l’environnement.
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- Source : Lemonde.fr

