Le salon de l’agriculture est un village Potemkine
Le salon de l’agriculture est une habile mise en scène. Porte de Versailles, le visiteur ne verra ni tracteur géant, ni sulfateuse, ni système d’irrigation, ni trayeuse automatique, ni sac d’engrais ou bidon de pesticides étiqueté de sa tête de mort réglementaire. Mais un village folklorique. L’agriculture réelle, c’est-à-dire l’agriculture industrielle, on peut – à condition d’être un initié– la découvrir à quelques kilomètres de Paris au parc des expositions de Villepinte. C’est le SIMA (Salon International du Machinisme Agricole) qui ouvre le 22 février prochain. Quelque 1 300 exposants (dont 50 % d’exposants étrangers) et 212 000 visiteurs professionnels (www.simaonline.com), sont les protagonistes de cette agriculture des élevages en batterie et des pratiques culturales non-durables qui détruisent les sols et empoisonnent l’eau et l’air. Mais le grand public n’y est pas convié. On se demande bien pourquoi.

Dispositif de dosage électronique et d'injection directe de produits phytosanitaires sur enrobeuse de semence



