Robert Lion élu Président de Greenpeace, un regard extérieur
Il faut bien le reconnaître : voir un énarque, ex-directeur de cabinet de Pierre Mauroy et anciennement à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, être élu Président de Greenpeace, association écologiste et militante qui revendique un monde durable depuis bientôt 40 ans, a généré chez moi deux réactions.
D’abord, un questionnement : qui est cet homme ? A-t’il les convictions pour être à la tête d’une telle association ? Et puis, quand même, une espèce de sentiment de satisfaction… Quand même, c’est un signe que les choses peuvent changer : une ONG peut recruter à sa tête un citoyen qui a réalisé les études les plus élitistes de France !
J’ai lu hier un article sur le blog de Fabrice Nicolino qui a battu en brèche mes convictions, et retracé un CV plutôt « industriel » de Robert Lion. Et de s’interroger : « Mais comment agir pour la sauvegarde avec la pensée qui a conduit les sociétés humaines au bord de l’abîme ?«
L’opinion de Fabrice Nicolino est très intéressante, mais la discussion qui s’en est ensuivie encore plus. Des militants de Greenpeace échangent avec des lecteurs sur le bien-fondé et la subjectivité de l’article, puis intervient Pascal Hurting, actuel directeur de l’ONG.
On assiste alors à une vraie discussion de fond. Assez virile, avec quelques tensions (on apprend que Fabrice Nicolino siègeait jusqu’à l’an dernier à l’Assemblée Statutaire de Greenpeace, puis qu’il a démissionné), mais toujours correcte et globalement constructive.
Clou du débat : intervient Katia Kanas, qui n’est autre que l’ancienne présidente de Greenpeace, qui livre son avis sur son successeur, de manière assez franche il faut bien le dire.
- Bref, c’est un excellent moment de lecture-culture-ONG, que je recommande vivement : Planète sans Visa : des questions sur Robert Lion (et sur Greenpeace)
- Le site de Greenpeace France


